Cameroun: Téléphone - les enjeux l'identification

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Depuis quelques jours chez les utilisateurs de téléphone le principal sujet de conversations est lié à la décision du ministère des Postes et Télécommunications de faire procéder à l'identification de tous les abonnés au téléphone. Dans ce sens, le ministre des PTT a rendu public un communiqué de presse invitant tout détenteur d'une puce et d'un numéro de téléphone mobile principalement, à se faire identifier auprès de son opérateur. Le communiqué de presse du ministre Jean-Pierre Biyiti bi Essam, va en droite ligne de l'arrêté signé depuis le 29 mai dernier, par son prédécesseur, Bello Bouba Maïgari et visant à mettre un terme à l'utilisation sauvage des puces téléphoniques.

En clair, les utilisateurs ont un délai de six mois, soit jusqu'au 30 novembre 2009 pour communiquer à leur opérateur toutes les informations nécessaires à leur identification. Au-delà de cette date « tous les abonnés qui ne se seront pas fait identifier verront leur carte Sim désactivée et leur abonnement purement et simplement suspendu. La réactivation de leur carte Sim et de leur abonnement ne se fera qu'après identification effective et complète du titulaire », précise le communiqué du ministre des PTT.

La décision ministérielle vient ainsi sonner le glas au désordre qui s'était installé dans le secteur de la téléphonie avec la vente libre des cartes SIM au mépris de la réglementation. En effet, les différents opérateurs de téléphone sont astreints d'identifier tous leurs abonnés. Et c'est l'Agence de régulation des Télécommunications (ART) qui est chargée d'y veiller. Mais dans la pratique, pour des besoins purement commerciaux, les principaux opérateurs de téléphonie mobile camerounais ne s'encombraient plus de façon rigoureuse de cette obligation. Tout était question de nombre de cartes SIM vendues. Davantage, avec l'avènement des « call box », le nombre des abonnés « clandestins » a connu une croissance exponentielle. Il est alors devenu impossible de savoir qui répond à quel numéro. Pourtant, cet état des choses peut constituer une menace pour l'ordre public. D'après les termes du communiqué du ministre des Postes et Télécommunications, il est question de « proscrire toute utilisation abusive du téléphone portable. »

Cameroon Tribune