La télé-médecine bientôt à Madagascar

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Plus besoin de faire des déplacements à l'extérieur, le projet « imailaka » permet aux Malgaches de bénéficier des services de la télé-médecine, l'e-gouvernance, et le télé-enseignement.

Madagascar entrera dans une nouvelle ère ». C'est en ces termes que le ministre des Postes, des télécommunications et des Nouvelles technologies, Augustin Andriamananoro, a inauguré hier le lancement du projet imailaka à Antanetibe-Ivato. Ce projet touche la télé-médecine, l'enseignement à distance et le volet e-gouvernance.

L'imailaka reçoit l'appui financier et technique de l'Inde. Ce qui est normal, puisqu'il fait partie du projet Pan African e-network. Ceci consiste à relier les 53 pays membres de l'Union africaine par liaison satellite ou fibre optique. Le coût total du projet s'élève jusqu'à 130 millions USD. Déjà hier, des matériels informatiques venant de la Grande péninsule ont été remis au ministère, destinés à mettre en place ce projet.

Le point focal de l'imailaka est la télé-medecine. Ceci est un exercice de la médecine par le biais des télécommunications et des technologies qui permettent la prestation de soins de santé à distance et l'échange d'information médicale s'y rapportant. Il n'est plus besoin d'effectuer des évacuations sanitaires, en cas d"urgence, les opérations peuvent se faire sur place, grâce à des outils performants et l'appui à distance des spécialistes. En plus, des services et consultations médicales en ligne seront fournis. « Désormais, les Malgaches bénéficieront du savoir faire des professeurs chevronnés avec la télémédecine », clame le ministre. « Quelques hôpitaux publics bénéficieront de ce service », continue-t-il.

L'autre atout de ce projet, est la mise en place d'un centre de formation « qui serait un vivier des élites malgaches dans le domaine des nouvelles technologies » selon les explications de ce responsable du gouvernement. L'ancien bâtiment de l'Institut national des Télécommunications d'Antanetibe a été choisi pour abriter ce centre de formation.

Avec ce projet, Madagascar serait l'une des destinations des offshores informatiques francophones. La grande île pourrait affronter la concurrence régionale dans l'externalisation. D'autant que le pays dispose déjà des infrastructures adéquates et des compétences nécessaires pour développer le secteur.

Le projet “Pan african e-network” connaît déjà une avancée dans d'autres pays africains comme c'est le cas à Maurice, et au Ghana. Madagascar est déjà sur le starting-block. Et espérons que le pays ne fasse pas un faux départ.

L’Express