Participation de la RDC au Rascom - Le cabinet de la ministre des PTT s'explique

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Certains milieux du Réseau africain des communications par satellite, Rascom/RDC, s'inscrivent en faux contre le gouvernement congolais, pourtant actionnaire (627.973 Usd) avec un marché représentant 6% de rentabilité globale, qui se serait désintéressé de ce système régional des télécommunications.

Alors que celui-ci est une source de recettes pour le Trésor public. Ils parlent du non paiement des cotisations à Rascom dont le satellite est placé sur l'orbite géostationnaire en RDC, de la non augmentation des parts sociales de celui-ci ainsi que de l'étouffement de cette structure nationale de Rascom par le cabinet de la ministre des PTT. Situation qui ne permettrait pas à celle-ci de bénéficier de dividendes de 30 millions de dollars américains auxquels il aurait normalement droit annuellement.

Pour le cabinet de la ministre des PTT, Louise Munga, ce ne sont que des allégations. Dans sa réaction, le directeur de cabinet adjoint, Godefroid Elanga Bolumbu, a d'abord fait observer que le cabinet Munga et tout le ministère des PTT qui assure la tutelle de Rascom, ne peuvent, en aucun cas, chercher la disparition de cette structure régionale des télécoms. Il n'y a donc aucune envie d'étouffer ce service de l'Etat.

Il a rappelé, à cet effet, que la création d'un système de télécommunications propre à l'Afrique a été décidée en 1963 par les chefs d'Etat africains. Et que ce n'est qu'en 1986 que ce projet voit le jour pour être concrétisé le 1er août 2008, date de l'exploitation commerciale du satellite/Rascom par lequel passent tous pays africains. La RDC, a-t-il fait remarquer, ne pouvait pas, entre-temps, croiser les bras. Il fallait trouver des solutions de rechange. Cela, a-t-il poursuivi, ne signifie pas que Rascom est jeté dans les oubliettes. Pour preuve, la ministre Munga, a fat valoir Godefroid Elanga, a instruit le conseiller juridique de son cabinet d'entrer en contact avec le coordonnateur de Rascom. Ce qui a été fait.

Seulement, les éléments de réponse à la lettre n°1017/CAB/MIN/PL/SG/DI/09 du 16 juillet 2009 fournis par Rascom/RDC sur demande du cabinet de la ministre des PTT «s'appuient sur les faits qui devraient inciter le gouvernement à s'impliquer davantage dans le système Rascom», peut-on lire dans ce document. Lequel donne les avantages de l'infrastructure Rascom/RDC.

Avantages que reconnaît le directeur de cabinet adjoint Elanga, avant de relever que le Congo ne pouvait pas attendre décembre 2008 pour user de Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Aussi, a-t-il recouru au fibre optique en installation actuellement dans la province du Bas-Congo.

Option que ne combat pas Rascom/RDC. Qui fait observer, notamment, son coût élevé et la longue durée de son installation à travers l'ensemble du territoire national qui n'a que 26 habitants au km'. Alors que, pour le système régional des télécommunications par satellite, le coût d'investissement, d'exploitation et de maintenance est faible et sa durée de réalisation est courte. Sans oublier, entre autres, la facilité de l'installation des équipements et la distribution de tous les services au moyens des terminaux satellitaires fonctionnant à l'énergie solaire.

Ce que ne nie pas le cabinet de la ministre des PTT qui note que l'achat des terminaux au sol pose problème. Il en est de même pour équiper 15.000 villages avec 2.000 dollars de dollars américains. Les fonds faisant défaut. Dans tous les cas, a dit Godefroid Elanga, le cabinet propose à Rascom/RDC de travailler en synergie avec le Réseau national des télécommunications par satellite (Renatelsat) qui vient de recevoir des Chinois un financement pour les mêmes équipements que sollicite cette structure nationale du réseau africain.

A signaler que ce système régional africain de communication par satellite est déjà opérationnel dans quinze pays africains ayant déjà terminé la construction des infrastructures pour le réseau électronique panafricain, fait savoir Rascom/RDC qui cite le directeur général de cette structure panafricaine, Jones A Killimbe. Pour la structure nationale, le gouvernement «devrait relancer le protocole d'accord qu'il avait signé en 2005 avec RascomStar-QAF, filiale à 100% de l'Organisation et gestionnaire de la structure spatiale du système pour l'assister à mettre en place la première phase de son infrastructure terrestre».

Elle l'invite à saisir l'opportunité qui s'offre avec l'invitation de la ministre des PTT à la 11ème réunion ordinaire de l'Assemblée des parties de Rascom qui se tiendra à Banjul en Gambie du 27 au 28 octobre 2009. Cela, estime Rascom/RDC, pourrait permettre au pays, notamment, d'«augmenter ses parts d'actions pour siéger au Conseil d'administration de cette structure régionale et y défendre ses intérêts qui sont importants».

Le Potentiel