L’ONI s’apprête à passer à la vitesse supérieure pour l’établissement de la carte d’identité sécurisée au Burkina Faso

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L’Office national d’identification n’est pas une structure impliquée dans l’organisation des élections à proprement parler mais son travail est très attendu, avant le scrutin présidentiel de 2010.

Sollicité pour produire au moins six millions de cartes d’identité sécurisées avant la tenue de l’élection présidentielle à venir, l’Office national d’identification (ONI) veut mettre les bouchées doubles pour réussir la tâche. Le fichier qu’il constitue, au fur et à mesure, va servir de base à l’établissement des

Au jour du 14 septembre, plus d’un million de cartes (1 125 763) ont été confectionnées. L’échéance s’approche lentement et l’ONI a décidé d’ouvrir d’autres locaux aussi bien à Ouagadougou que dans trois autres coordinations, notamment dans les capitales de l’Ouest, de l’Est et du Nord. Il prévoit au niveau des 45 provinces, d’ériger des Centres de traitement intermédiaire de données (CTID) collectées préalablement dans d’autres centres situés au niveau des hauts-commissariats. Pour l’instant et en dehors de Ouagadougou, seule la coordination de Bobo-Dioulasso est au point. 45 équipes mobiles sont également prévues. Dans chacune des 11 provinces actuellement couvertes par cette structuration, quelque 500 à 600 demandes de cartes sont enregistrées. La fiabilité des cartes tient au système biométrique facial et digital utilisé pour identifier les postulants. Le système, de l’avis du secrétaire général de l’Office, Ambroise Diara, a permis de déceler des cas de falsification. A Fada N’Gourma, une fille a tenté de se procurer la nouvelle carte en utilisant l’acte de naissance de sa sœur. Le système a aussi permis à un postulant de se rendre compte que ses documents ont déjà servi à un parent qui voulait s’expatrier. Outre la performance de l’équipement technique, les responsables ont mis en place une organisation stricte de vérification à chaque niveau de la chaîne de production des cartes qui, après leur confection, subissent d’autres contrôles de lisibilité et de conformité aux données d’origine et aux couleurs.

La sécurité, c’est aussi ces portes automatisées, qui ne s’ouvrent qu’avec des cartes magnétiques, prévues à cet effet. C’est encore ces caméras de surveillance qui permettent de suivre le travail à distance et de renforcer la sécurité des biens et des personnes. Dans les villages burkinabè et même en ville, des groupes d’amis ont utilisé un seul acte de naissance pour établir plusieurs cartes d’identité. Edifié à ce sujet depuis son ouverture, l’ONI prend désormais la peine de sensibiliser les personnes susceptibles d’ignorer l’importance de la carte d’identité. Les mairies sont aussi invitées à poursuivre leurs efforts pour offrir à chacun un acte de naissance ou à défaut, un jugement supplétif. Qu’à cela ne tienne, cette ère semble avoir vécu, car désormais, outre la performance du système à détecter ces fraudes, l’ONI affecte un seul Numéro d’identification individuelle (NIP) à vie, à chaque Burkinabè. Il servira à l’établissement du passeport. A terme, lorsque la base de l’état civil sera établi, l’Office saura qui sont les Burkinabè en âge de posséder une carte nationale d’identité.

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