Création du premier centre africain de réponse aux alertes informatiques

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Le deuxième séminaire de formation sur la cyber sécurité (28 septembre-9 octobre 2009), a été ouvert, hier, à Tunis, par M. El Hadj Gley, ministre des Technologies de la communication.

Organisé par l'Agence nationale de sécurité informatique (Ainsi) et la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), ce séminaire s'inscrit dans le cadre des activités du réseau des centres d'excellence, relevant de la Cnuced.

Il est ouvert aux ingénieurs africains venant du Maroc, de Mauritanie, du Sénégal, du Niger, du Togo, du Burkina Faso, de Madagascar, du Mali, de Guinée, de Djibouti et du Rwanda.

Il convient de souligner que la conférence onusienne a retenu le Centre d'alerte et de réaction aux attaques informatiques relevant de l'Ainsi en tant que centre d'excellence à l'échelle Africaine.

Cette occasion a permis de souligner l'importance accrue accordée désormais aux TIC et l'ampleur des liens que les individus et entreprises entretiennent avec les nouveaux outils de la communication.

D'où la nécessité de porter l'intérêt requis à la sécurité informatique, retenue de nos jours, comme pierre angulaire de la nouvelle économie, notamment dans les domaines de l'administration en ligne (e-administration), la santé, le transport...

La sécurité informatique revêt de plus en plus d'importance compte tenu de l'accroissement des risques relatifs essentiellement à la fuite des données. L'objectif est en effet d'assurer la sécurité des applications et des systèmes informatiques des gouvernements, entreprises, et particuliers...

Ce séminaire constitue une opportunité pour renforcer la coopération bilatérale et régionale dans le domaine de la sécurité informatique entre les pays africains et ouvrir de nouvelles perspectives d'investissement en la matière.

Intervenant M. Gley a souligné l'intérêt d'impulser la coopération sud-sud en vue d'assurer la sécurité des systèmes d'informations et des réseaux électroniques en Afrique, de manière à permettre au continent africain de mettre à profit les nouvelles technologies de la communication.

Il a passé en revue les réalisations accomplies dans ce domaine, dont la création de l'Agence nationale de sécurité informatique (Ainsi), chargée de veiller à la concrétisation des orientations nationales aux fins d'assurer la sécurité des systèmes d'information, de garantir la veille technologique et de surveiller la sécurité du cyber-espace national.

La mise en oeuvre de cette stratégie est assurée par un groupe de jeunes ingénieurs regroupant 184 auditeurs du secteur privé. L'Ainsi utilise une base de données composée de plus de 8200 adhérents (institutions administratives, économiques et éducatives).

Le ministre a rappelé que la Tunisie a décidé, en vertu de la loi numéro 5 de l'année 2004, datée du 3 février 2004, de réaliser un audit périodique dans le domaine de la sécurité informatique afin d'améliorer le niveau de sécurité des systèmes informatiques nationaux.

Il a également été décidé d'informer immédiatement l'Ainsi des différentes formes d'attaques et d'infractions entravant l'exploitation d'un système informatique ou de tout autre réseau, de manière à lui permettre de prendre les mesures nécessaires au moment opportun.

La Tunisie est également parvenue à créer le premier centre africain de réponse aux alertes informatiques. Ce centre a été reconnu à l'échelle internationale et son adhésion au forum international des centres de réponse aux alertes informatiques a également été acceptée.

La Presse