Certificat informatique et Internet C2i - Un passeport d'employabilité pour les jeunes diplômés tunisiens

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C'est bien connu, l'ordinateur rend de très précieux services, en matière de traitement de texte, de tabulation ou d'activités ludiques. Aux novices comme aux plus rompus à l'usage de l'outil informatique du reste.

Loin de se réduire à une machine à écrire ou à une super calculette, l'ordinateur représente un puissant moyen technologique, à la base de processus élaborés d'information, de formation et d'auto-formation, de plus en plus prisé dans les apprentissages scolaires, professionnels et universitaires. Du coup, le certificat jumelé, dit Informatique et Internet (ou C2i), constitue de nos jours un sésame incontournable, pour un bon accès à la vie active, et a valeur d'un véritable passeport pour les diplômés de l'enseignement supérieur dans le monde entier.

Une formation transversale C2i est, en effet, désormais dédiée, dans le cadre de la réforme LMD, aux étudiants de toutes les filières et de tous les cursus. Elle est couronnée par un certificat attestant l'appropriation, par les stagiaires, d'une grappe de compétences dans les domaines de l'informatique et de l'Internet.

En termes de référentiel, une certification dans ce domaine est en effet synonyme d'une bonne maîtrise des technologies de l'information et de la communication pour les étudiants, et qui tient compte du caractère évolutif des développements technologiques.

Plus concrètement, chaque apprenant certifié est en mesure de rechercher des informations sur des sujets divers, d'échanger et de communiquer en ligne toutes sortes de ressources, de sauvegarder, de sécuriser et d'archiver ses données et, plus généralement, de s'approprier son propre environnement numérique de travail.

C'est l'Université virtuelle de Tunis (Uvt) qui dispense cette formation à distance via le réseau Internet, utilisant les outils en ligne comme support. Cette formation comporte également, une période d'enseignement en présentiel encadrée. Le tout est couronné par une certification C2i.

Des correspondants universitaires logés dans les établissements d'enseignement supérieur, dans les diverses régions, veillent aux différentes opérations de formation, d'évaluation et de certification requises pour le pilotage du C2i.

Dans un souci de mutualisation des savoir-faire avec des partenaires, Arabes et Européens, l'Uvt a eu, cette année, l'heureuse initiative d'organiser, conjointement avec l'Université française de Picardie, Jules-Verne, un séminaire international sur le thème des «Bonnes pratiques de formation et d'évaluation des compétences», en C2i, niveau 1.

Cette rencontre de réflexion et d'échange d'expériences s'est tenue du 10 au 12 décembre à Hammamet.

Elle a réuni les membres du réseau de correspondants français de l'Université Jules-Verne, leurs homologues tunisiens de l'Uvt, des formateurs en C2i en provenance du Maroc, ainsi qu'un parterre nombreux d'étudiants et autres enseignants intéressés par la formation dans ce domaine.

Lors d'une intervention préliminaire à cette manifestation scientifique, le Pr Houcine Chelbi, président de l'Uvt, a décliné les composantes de la stratégie nationale dans le domaine du C2i. A cette occasion, l'orateur a placé le curseur sur les opportunités et les défis posés, et salué le partenariat franco-tunisien «amical et fructueux» en la matière, rappelant les hauts faits de la collaboration continue entre son université et celle de Picardie, plus particulièrement.

«Le C2i gagne en visibilité et en lisibilité depuis que cette certification a été intégrée dans la réforme LMD. L'Uvt dispose aujourd'hui d'un réseau de 150 correspondants. Cet effectif est d'autant moins suffisant que nos besoins en formation des étudiants et des formateurs s'accroissent régulièrement», affirme Pr Chelbi.

Mais les perspectives sont prometteuses. «On s'achemine vers la création de centres de certification dans les régions et la création d'un C2i métiers. Nous investissons également dans la coopération internationale et le partenariat entre la Tunisie et la France pour améliorer nos offres de formation et nos protocoles d'évaluation. Les outils de partage sont là pour favoriser l'essaimage des expériences et faciliter notre action, aux niveaux national ou international», explique Pr Houcine Chelbi.

Pr Gérard Michel Cochard, représentant de l'Université Jules-Verne et coordinateur national français du C2i, retrace l'historique de cette formation en France. «Depuis 1970, notre université s'est spécialisée dans les enseignements à distance, par la poste puis par le minitel, le CD-Rom ensuite, et maintenant Internet. Malgré cette longue expérience dans ce domaine, nous avons encore des choses à apprendre. Avec l'Université virtuelle de Tunis, nous maintenons des échanges très fructueux, dans le domaine des contenus, de l'élaboration de cours en ligne, de transfert technologique, de co-diplômation ou de visites et de formations des Ressources humaines. C'est une chance commune que chacun amène à la corbeille le meilleur de ses bonnes pratiques, dans une logique de partage amical», a notamment expliqué l'hôte français.

Les travaux devaient se poursuivre sous forme d'ateliers consacrés aux modalités de formation des formateurs et aux principes d'évaluation et de certification des étudiants, selon des normes de qualité.

La Presse