L’Egypte exporte son concept de “Smart Village” au Gabon

Actualités informatiques

L'état d'avancement du projet « Smart Village » égyptien qui devrait voir le jour au Gabon grâce aux Fonds égyptiens pour la Coopération technique a fin d'intensifier et de diversifier le secteur de la Communication et celui des nouvelles technologies de l'information était, entre autres, au coeur de l'entretien accordé, ce vendredi, par le Ministre de la Communication, en charge également des Nouvelles Technologies de l'Information, Madame Laure Olga Gondjout à l'Ambassadeur de la République Arabe d'Egypte à Libreville, Ahmed Taya.

Le diplomate, qui effectuait une visite d'adieux, a été ainsi informé par Madame Gondjout qu' une mission de prospection sera effectuée au Caire par des experts de son département dans un avenir proche en vue de la mise en oeuvre de ce projet de grande envergure « Smart Village » de Libreville ».

Il s'agira d'un centre d'affaires regroupant plusieurs domaines dont les nouvelles technologies de la communication, des entreprises locales et étrangères ainsi que d'autres secteurs d'activités qui devraient favoriser la création d'emplois et lutter contre le chômage.

Occasion a été donnée à Madame Gondjout de réitérer sa ferme volonté de renforcer la coopération dans le domaine de la communication et des nouvelles technologies de l'information avec l'Egypte. Ce « secteur peut devenir le deuxième contributeur de développement d'un pays », a-t- elle insisté d'où la nécessité d'oeuvrer pour la réalisation des projets initiés.

Gabonnews

Cameroun: TIC - De nouvelles formations induites

Avec l'apport des NTIC et ses multiples opportunités, des écoles de spécialisations aux filières diverses pullulent à travers le pays.

Aline N. se targue d'être une informaticienne accomplie. Pourtant, la jeune femme de 28 ans a arrêté ses études après l'obtention du Certificat d'étude primaire (CEP). « Mais aujourd'hui, on pourrait me classer au niveau Bac+ 3 », raconte-t-elle. Et elle se souvient encore de ses débuts dans le métier, comme simple assistante dans un secrétariat bureautique. « Petit à petit, j'ai entrepris de toucher à l'ordinaire au point où je remplaçais souvent la secrétaire. C'est elle-même qui m'a suggéré une formation en informatique ». C'est ainsi qu'Aline N. s'est inscrite dans l'une des nombreuses écoles de formation en TIC de Yaoundé. « J'ai commencé par l'initiation, puis j'ai appris à utiliser World, Excel, et j'ai fini par étudier tous les programmes incorporés », explique-t-elle. A force de gravir les échelons, la jeune femme a fini comme webmaster. Elle travaille actuellement comme gestionnaire d'un cybercafé, d'environ 30 machines.

En réalité, pas besoin d'un background particulier pour s'initier aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). D'ailleurs, plusieurs écoles à Yaoundé font de l'outil informatique une spécialité. Selon une responsable d'un des instituts de la place, « l'avantage que les gens ont à suivre une formation en TIC, c'est qu'ils sont tout de suite aptes à l'emploi. Et beaucoup se mettent même à leur propre compte ». Mais la plupart de ces écoles font généralement dans la formation en secrétariat bureautique et en infographie, qui ouvre justement aux petits métiers. « C'est pourquoi la plupart de ces écoles sont agréées par le ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle », selon un responsable du ministère de l'Enseignement supérieur. A côté de ces formations de proximité en informatique, il y a de grandes écoles dont la référence au Cameroun serait l'Institut africain d'informatique (IAI).

Mis en place en 1999, la représentation de l'IAI Cameroun forme des ingénieurs des travaux informatiques en maintenance microinformatique et réseaux ou en informatique de gestion. A côté de cela, l'institut offre également des formations à distance et en continu. « L'IAI reçoit très souvent des employés des services administratifs pour l'initiation à l'outil informatique, qui est de plus en plus indispensable », selon Augustin Nyemb Bayiha, chargé de la communication à l'IAI. D'autres institutions telles que les Instituts universitaires de technologie (IUT), et d'autres écoles privées offrent des Brevets de techniciens supérieurs (BTS) en informatique. Ici comme ailleurs, plus l'outil informatique et les logiciels se développement, plus de nouvelles filières naissent.

Cameroon Tribune