Sotelgui: plus abonnés mais toujours des départements de province dans le rouge

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La ville de Mamou (ville carrefour) a servi de cadre du 9 au 10 juillet dernier à la tenue de la rencontre annuelle des responsables de la Société des télécommunications de Guinée (Sotelgui). Il a été question d’évaluer les activités accomplies par l’entreprise et jeter les bases et les perspectives pour une meilleure amélioration des services de l’entreprise dans un marché de plus en plus restreint avec une concurrence très ardue.

Le présidium de cette cérémonie était assuré par le Directeur général, monsieur Thierno Oury Diallo et les autorités Préfectorales de Mamou notamment le Gouverneur de région et le Préfet. Au cours de cette réunion, les chefs de certains départements de l’agence générale et les Directeurs des Départements de Provinces ont passé aux peignes fins les différents problèmes et différentes prouesses de la Société des télécommunications de Guinée.

C‘est à ce juste titre, que le Directeur général de la Sotelgui, monsieur Thierno Oury Diallo a dans son allocution situé la cérémonie dans son contexte « …comme il est de tradition, cette réunion est technique au cours de laquelle se font des échanges de points de vue sur l’exploitation et la maintenance de notre réseau qui devient de plus en plus vaste, d’une part et de l’autre, des réflexions pour une gestion plus dynamique des acquis. Surtout pour soutenir et raffermir les concertations sur les différents problèmes de la Sotelgui, notre société. »

Il poursuit son intervention pour faire le bilan de la Sotelgui depuis le retrait du partenaire B, Telekom Malaysia en 2005. Selon M. Diallo, après le départ de cette société, la Sotelgui traînait un lourd fardeau de dettes derrière elle. Mieux, son réseau ne couvrait que 19 Préfectures depuis la création du GSM en 1997. Et le parc d’abonnés ne dépassait guère 150 mille. Pour étayer ses propos monsieur Thierno Oury Diallo d’ajouter que « de nos jours, trois ans après ce retrait, les dettes contractées pendant la période du partenariat ont été toutes épongées ; les 33 Préfectures que compte la Guinée ont été couvertes et le nombre d’abonnés est passé de 150 à 800 mille. Soit cinq fois d’il y a trois ans. A ce tableau vient s’ajouter les nouveaux produits et les services lancés entre temps tels le loura, loura+, le Gprs, le roaming international, la djoliba, le transfert de crédit… ».

Quant aux Directeurs des Départements de Provinces, ils s’exprimeront tour à tour sur les difficultés rencontrées sur le terrain et des propositions pour le bon fonctionnement des activités de la Sotelgui dans les différents sites à l’intérieur du pays.

En dernier lieu, la parole reviendra aux Directeurs de Marketing, DRH, Qualité et Relations Extérieures, des Finances, de la technique, de Planification qui ont fait état, chacun en ce qui le concerne du fonctionnement de leurs départements respectifs. Et ont fait des propositions concrètes pour accroître les performances de la société afin de continuer à innover pour le bonheur des citoyens guinéens en particulier et être plus compétitive dans la sous-région.

Après les discours, place aux débats, au cours desquels, il s’est avéré que sur les 8 Départements de Province, seule la Province de Labé a réussi à faire des recettes de plus 6 milliards de francs guinéens dans ces deux dernières années à travers la vente des cartes SIM et NAFA. Les 7 autres ont effectué plus de dépenses que de recettes et sont classées dans la zone rouge.

Mais le Directeur général toujours déterminé à donner un souffle nouveau à cette société, a donné des instructions fermes aux participants pour pallier les contre-performances et manque de rigueur pour se tailler une place de choix dans la vente des produits de la société et surtout être plus proche des clients. En tout cas comme dirait l’autre, l’objectif de toute entreprise est qualitatif. C‘est tout dire.

Aminata