Le paludisme traité par vidéoconférence au Burkina Faso

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Méthode originale que celle qui a été utilisée par la société INFOLEC, l'intégrateur Réseaux et Multimédias. Pendant le mois de juin 2009, elle a, en effet, organisé une formation à distance sur la gestion du paludisme au Burkina Faso. La cérémonie pour sanctionner la fin de ce processus de renforcement des capacités des bénéficiaires que sont les infirmiers a eu lieu le 7 juillet 2009.

Le concept selon lequel les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) transcendent les barrières n'est plus un vain mot pour INFOLEC, cette société informatique qui est en train de marquer de son empreinte indélébile le domaine de la vidéoconférence. Courant juin 2009, en collaboration avec le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), une formation à distance a été offerte sur un plateau d'argent à une trentaine d'infirmiers travaillant dans une vingtaine de formations sanitaires situées dans les régions les plus profondes du Burkina Faso.

Cet apprentissage a été dispensé depuis Londres, par le truchement de l'Université de Hertfordshire (en Angleterre) et en partenariat avec la compagnie Elluminate Inc, basée, elle, au Canada. Foi du directeur général d'INFOLEC, Jules Anicet Ouédraogo, cette performance hautement technologique a permis à des personnes qui n'auraient pas pu se déplacer pour bénéficier de la formation de rester sur place, de continuer à dispenser les soins aux patients tout en consacrant leur temps libre aux cours.

Avec cette activité menée à bon port, inutile de préciser que la cérémonie internationale de remise d'attestations, qui a été organisée en ligne dans la soirée du 7 juillet 2009 dans la salle de réunions du ministère de la Promotion des droits humains, a eu lieu dans une parfaite ambiance de détente.

A présidé ce plaisant événement Alfred Sawadogo, Directeur général de la Coordination des programmes de développement des TIC au ministère des Postes et des Technologies de l'information et de la communication, qui a qualifié l'idée de « géniale ».

Quelqu'un d'autre à sa place lui donnerait raison sachant que le paludisme demeure un réel problème de santé publique au Burkina Faso. En effet, chaque année, plus de 3000 enfants de moins de cinq ans meurent de cette affection.

Le projet initié par INFOLEC de renforcer à distance les capacités des agents de santé de notre pays dans ce domaine est donc des plus louables. Osons espérer que cette méthode bien économique pour acquérir le savoir fera tache d'huile et trouvera toujours une oreille attentive auprès des différents départements ministériels, notamment le ministère des Enseignements et celui des Technologies de l'information.

L’Observateur Paalga