La Presse en ligne camerounaise en peine de financement

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Les sites d'information camerounais sont en mal de fonds et les publicités hésitent à venir à leur secours.

Fonder un site Internet, c'est un peu comme ouvrir une entreprise. Le capital de départ est donc primordial. Quand le site est déjà mis en place, les financements se font rares. En général, ils proviennent de la publicité. Seul problème, au Cameroun, Internet est encore au niveau de l'usage essentiel. Les gens vont sur le Net pour consulter leurs emails, au mieux faire des recherches. Comme l'explique la fondatrice d'un site Internet camerounais, « les publicitaires préfèrent les informations sur support papier, donc la presse écrite, pour faire passer leurs informations. »

Ces derniers sont donc souvent découragés par le manque d'internautes. Si la publicité boude les sites camerounais, en occident c'est plutôt le contraire. Ingrid Ngounou est une camerounaise immigrée en France. Elle travaille pour le site 237online.com, appartenant à la société 237 communication agency. Selon elle, les publicités constituent la base du financement de ce site Internet. D'un autre côté, elle révèle que : « les ressources financières de 237online.com, sont entièrement gérées par la société propriétaire. » Une solution probable pour accompagner financièrement les sites d'information camerounais, souvent précaire malgré la qualité des nouvelles.

Justin Blaise Akono, journaliste au quotidien Mutations, explique qu'il a de grosses difficultés pour financer Camerpress.com. « L'on évolue sur la base de la volonté, et on se serre la ceinture pour fournir le site en informations. » Ses correspondants en Afrique et un peu partout dans le monde, ont accepté de l'aider gratuitement. Du bénévolat en somme. En attendant l'avènement de l'intérêt des publicitaires en quête perpétuel de publics, les créateurs de site évoluent tant bien que mal.

Cameroon Tribune