Privatisation de la Sotelma: les discussions sont-elles toujours en cours avec Maroc Telecom ?

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Maroc Telecom deviendra-t-il le partenaire stratégique de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma) privatisée ? C'est la question que l'on se pose depuis que cet opérateur a fait l’offre la plus élevée le 15 janvier dernier.

L'opération de dépouillement des offres s'est déroulée au ministère de la Communication et des Nouvelles technologies en présence des représentants des sociétés soumissionnaires et le montant du chèque proposé par Maroc telecom s'élèverait à plus de 252 millions d'euros, soit plus de 165 milliards Fcfa. La société marocaine a surclassé deux autres géants du secteur : Sudatel (Soudan) et Portugal telecom (Portugal).

Le premier aurait proposé 111 millions d'euros (72 milliards Fcfa) et le second aurait fait une offre de 80 millions d'euros (52 milliards Fcfa).

La nouvelle connue, nous avions rappelé que son offre faite, Maroc télécom devait attendre que celle-ci soit acceptée par le gouvernement, même si aucun de ses concurrents ne le talonnait véritablement. Le dossier étant d’importance, le gouvernement s'est donné le temps de l’examiner d’autant qu’il avait juridiquement trois mois pour se déterminer sur l’offre en question. "L'offre de Maroc telecom est valable trois mois.

Le gouvernement a soigneusement étudié cette offre tandis que les deux parties restaient en contact", a expliqué un conseiller technique du ministère de la Communication et des Nouvelles technologies.

Contrairement à ce qu’assuraient nombre de rumeurs, aucun dénouement n’est donc survenu, ni dans un sens, ni dans l’autre. Dans ce laps de temps, les deux parties étaient en relation. Il y a une dizaine de jours, une délégation de Maroc Telecom a ainsi séjourné à Bamako pour discuter avec les pouvoirs publics.

Si peu de choses ont filtré de ces entretiens, ceux-ci ont du permettre un certain nombre de clarifications puisqu’on a appris durant le week-end que le gouvernement et Maroc Telecom allaient entamer des discussions sur l’offre faite. Du point de vue des pouvoirs publics, l’opérateur marocain tient donc toujours la corde pour avoir été le mieux-disant lors de l’appel d’offres. L’annonce de discussions laisse à penser qu’un effort supplémentaire lui sera demandé. De quel ordre ? « Les négociations sont les négociations », indique notre interlocuteur au ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies en soulignant simplement que « le souhait du gouvernement est de faire en sorte que l'offre qui a été faite soit améliorée ».

Selon notre source, le gouvernement pourrait aussi insister sur les aspects relatifs à la gestion des ressources humaines et au management afin d'éviter tout désagrément après la privatisation. Les pouvoirs publics s’étaient, pour leur part, entourés de nombre de garanties, notamment dans le cadre d’un plan social négocié en partenariat avec le syndicat de la Sotelma. Ce plan avait été ficelé à la satisfaction générale car s’il prévoit 610 partants volontaires (sur les 1382 travailleurs de l’entreprise), il garantit aussi le paiement immédiat de la totalité de leurs droits sitôt la privatisation bouclée.

Rappelons qu’outre dans le Royaume chérifien, Maroc Telecom opère en Mauritanie, au Burkina Faso et au Gabon.

Il faut aussi rappeler que le partage du capital de la Sotelma donnerait 51% au partenaire stratégique, 20% à l'État, 10% aux travailleurs et 19% au grand public.

(Source : Maliba.com)