Les actionnaires de Lacom prononcent la fermeture de ses opérations en Algérie

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L’assemblée générale des actionnaires de Lacom a décidé lors de sa réunion du dimanche 9 novembre au Caire, de prononcer la cessation d’activité du second opérateur de téléphonie fixe en Algérie.

Lacom, propriété à 50-50 de Orascom Télecom (Egypte) et de Télecom Egypt réunis dans le consortium CAT, détenait depuis 2005 la seconde licence de téléphonie fixe remportée pour 65 millions de dollars. Dès février 2007, fin de sa première année d’activité, l’instance de régulation des télécommunications en Algérie, ARPT, adressait un procès verbal à Lacom pour non respect du cahier des charges, le développement du réseau national s’étant arrêté. Lacom, 50 000 abonnés à ce moment là, perdait trop d’argent et devait revoir ses plans.

Ses actionnaires égyptiens se rejetèrent la responsabilité de l’échec : Orascom Télécom ne pouvait pas exploiter seul la licence faute d’expérience dans la téléphonie fixe. Et le reproche était fait à Télécom Egypt – chargé de l’exécutif - de s’être trompé de filière technique en choisissant un procédé sans fil WLL bas de gamme avec un équipementier chinois.

La campagne de communication pour l’abonnement reposait sur l’accès à Internet, mais le procédé n’arrivait pas à faire passer plus de 50 kb par seconde provoquant une rapide désaffection des clients. Lacom a tenté de négocier, en avril 2007, la transformation de sa licence de fixe en licence internet Wimax. Fin de non recevoir de l’ARPT.

Il ne restait plus depuis une année qu’une longue agonie de l’enseigne, avec fermeture du réseau de boutiques dans les six wilayas desservies, non renouvellement des abonnements, et réduction des effectifs. La possibilité d’une reprise des parts d’Orascom Télécom par un nouvel opérateur a été évoquée à de nombreuses reprises. Une dernière réunion des actionnaires au Caire le 6 octobre dernier a pris acte de l’absence de toute offre sérieuse pour poursuivre l’activité de Lacom dans le métier du téléphone fixe.

La campagne de communication pour l’abonnement reposait sur l’accès à Internet, mais le procédé n’arrivait pas à faire passer plus de 50 kb par seconde provoquant une rapide désaffection des clients.

Dès lors, la porte était ouverte à la décision finale de fermeture, attendue par les quelques 150 membres du personnel de Lacom encore en activité sur deux plates-formes à Alger. Les employés de Lacom n’avaient aucune indication sur leur avenir quelques heures après l’annonce de la fermeture de leur entreprise. Les actionnaires de Lacom devront encore payer des pénalités à l’ARPT en 2007 et en 2008 pour ne pas avoir respecter le déploiement effectif de la licence acquise.

Les Afriques