Les services en ligne prennent du galon à l’Ile Maurice

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Les services disponibles en ligne localement se multiplient et font de plus en plus d'adeptes. Cela va de l'«Internet banking» aux recrutements, en passant par la vente de légumes. Le but étant d'offrir davantage de facilités aux Mauriciens, tout en ayant une entreprise financièrement viable.

A ce titre, l'Internet Banking, que proposent certaines banques, dont la Mauritius Commercial Bank ou la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation, a conquis nombre d'utilisateurs. Les transactions possibles vont de la vérification de son compte en banque au virement bancaire. Il va sans dire que les informations confidentielles sont hautement sécurisées. Autre créneau : la vente en ligne. Alors que les pays industrialisés ont depuis de longues années adopté l'utilisation au quotidien de sites tels que ebay ou amazon.com, Maurice a connu une évolution plus lente. Mais petit à petit, le Net fait son entrée dans les ménages. Et même si quelques entreprises locales se sont cassé les dents dans ce créneau, celui-ci semble à présent décoller.

«Les choses avancent bien», affirme Mehdi Rahimbaccus, directeur de tantebazar.com. Cette société mauricienne est spécialisée dans la vente de légumes sur la Toile. La distribution ne se fait que dans la région de Beau-Bassin, Rose-Hill, Ebène et Quatre-Bornes. Qui se sert donc de cet outil pour faire ses achats de légumes ? «Les clients sont de tous âges, mais j'ai remarqué que les jeunes passent les commandes en ligne pour leur parents», confie le jeune entrepreneur.

Pour Mehdi Rahimbaccus, d'autres services du même type sont évidemment envisageables. «Les clients eux-mêmes me conseillent de me lancer dans la distribution d'autres produits», explique-t-il. Selon lui, si la seule barrière est l'accès à Internet, l'existence d'un marché online à Maurice n'est plus à démontrer. «J'aimerais beaucoup voir d'autres personnes tenter cette aventure», confie Mehdi Rahimbaccus.

Du côté de tamasa.mu, le bilan est plus mitigé. Depuis deux ans maintenant que ce portail de petites annonces a été lancé, les utilisateurs ne se bousculent pas au portillon. «Pour le moment ça va, même si nous n'avons pas eu le nombre d'utilisateurs que nous espérions», confie-t-il. Lui estime toutefois que le commerce électronique n'est pas encore entré dans les moeurs mauriciennes et que cela prendra encore quelques années avant que cette activité ne devienne vraiment rentable ici.

Gaston Clarenc est un des fondateurs de myjob.mu, un site qui met en contact les demandeurs d'emploi et les employeurs. De son point de vue, l'Internet est appelé à prendre de plus en plus de place dans le quotidien des Mauriciens. «Internet offre des moyens plus faciles et plus rapides d'avoir accès à ce que nous recherchons», affirme-t-il. «En quelques clics, on peut postuler pour un emploi.»

Et le jeune homme d'expliquer qu'en Europe ou en Amérique, l'Internet a remplacé les moyens traditionnels dans bien des domaines. Et même si Maurice n'en est pas encore là, Gaston Clarenc soutient que le pays va dans la bonne direction. «Les demandeurs d'emploi et les employeurs commencent à voir que le web est une méthode qui marche», explique le cofondateur de myjob.mu.

Le secteur privé n'est pas le seul à se mettre à l'heure du web. Pour éviter l'interminable attente légendaire causée par la paperasserie, le gouvernement à mis quelques-uns de ses services online. Pour y accéder, il faut d'abord s'inscrire sur le site www.gov.mu, en donnant nom, adresse et numéro de carte d'identité, entre autres. Une fois cette étape passée, plusieurs services sont accessibles.

Entre autres possibilités, prendre un rendez-vous pour la vérification de son véhicule - communément appelé «fitness test». Il est également possible de faire une demande pour obtenir une plaque minéralogique personnalisée (voir aussi en page 4). Ce service est disponible depuis un peu plus d'un an sur le site du gouvernement. Il suffit pour ce faire de remplir un formulaire électronique sur lequel on peut choisir son numéro d'immatriculation dans une liste remise à jour régulièrement. Le paiement se fait à un bureau de la National Transport Authority.

L'avantage de cet outil est qu'il n'est plus nécessaire de soumettre une liste de propositions par écrit, les numéros disponibles étant affichés sur le site. Autre service mis en ligne par les autorités, la demande pour un learner's licence auprès de la police. Cette option est disponible depuis trois ans déjà et réduit nettement le temps d'attente. Alors qu'un enregistrement dans un poste de police prend environ six mois, parfois plus, cela ne prendra pas plus d'une semaine sur le Net. C'est là un gain de temps non négligeable pour l'utilisateur. Il reste à espérer que d'autres services suivent l'exemple

(Source : L'Express)