Postes et Télécommunications au Congo: bilan de l'année écoulée

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Ayant totalisé le 31 décembre dernier une année et un jour depuis son arrivée à la tête du département des Postes et Télécommunications, chargé des nouvelles technologies de la communication, le ministre Thierry Moungalla a fait, devant la presse, un bilan à mi-parcours des dossiers brûlants relatifs au développement et à la modernisation du secteur dont il a la charge.

Intervenu à la suite de visites impromptues organisées dans les structures relevant de sa tutelle (la Sotelco, la DGACPT et la Sopeco), le bilan des douze derniers mois de Thierry Moungalla relève, au regard des missions qui lui sont confiées, un satisfecit sur certains projets dits structurants où des avancées ont été enregistrées, notamment sur le projet de couverture nationale et celui d'installation de la fibre optique dont l'intérêt consiste à réduire le retard observé par le Congo en matière d'infrastructure de communication. « Ces deux projets ont connu un certain développement en 2008 », a déclaré Thierry Moungalla.

Outre ces projets, deux autres dossiers tout aussi importants, à savoir la mise en place du cadre juridique et réglementaire souhaité par les professionnels du secteur et les partenaires multilatéraux (Banque mondiale et FMI) ont connu également une évolution.

« Aujourd'hui, ces dossiers sur notre table de travail ont obtenu un avis de non-objection après trois années d'efforts. C'est dire que le secteur des Postes et Télécommunications a rempli sa part concernant les conditions imposées par la Banque mondiale et le FMI, ce qui est un progrès important », a-t-il précisé.

Conscient du fait que nombre de dossiers concernant le secteur des Postes et Télécommunications demandent encore beaucoup d'efforts, le ministre Moungalla s'est réjoui de l'établissement d'un document contenant les objectifs, tant en matière d'infrastructures, de réformes juridiques qu'en matière d'instillation et de dissémination de la culture numérique dudit secteur.

Au sujet des efforts enregistrés au niveau d'administrations telles que la Sotelco et la Sopeco, deux structures qui depuis la scission-dissolution de l'Office national de postes et de télécommunications (ONPT) attendent un véritable redressement, il ressort du bilan de Thierry Moungalla que des signes positifs sont perceptibles. « La Sotelco arrive aujourd'hui sans être sous perfusion de l'État à faire face à ses charges courantes. C'est un progrès, et notre satisfaction est que l'entreprise ait pu relever ce défi, ce qui va favoriser la mise en place d'une véritable politique de redressement », a-il-indiqué.

Par ailleurs, grâce à la remise en service du central téléphonique de Pointe-Noire et la réception prochaine de nouveaux équipements pour les centraux téléphoniques de Brazzaville, le ministre entend entreprendre la modernisation de la téléphonie fixe, notamment à Brazzaville, en vue d'une éventuelle ouverture de la Sotelco au capital privé. « Tout ce qui est entrepris devra permettre, dans le court ou moyen terme, de voir comment procéder pour soit privatiser entièrement la société soit ouvrir son capital au privé », a-t-il annoncé.

S'agisant de la Sopeco, il a relevé que des efforts étaient également réalisés au sein de cette structure qui dispose ce jour, avec l'appui de l'Union postale universelle, d'instruments qui vont lui permettre de rendre lisible son avenir et redonner vie à la poste congolaise.

Aux nombres des efforts accomplis pendant les douze mois écoulés par le ministre Moungalla s'ajoute également la gestion des fréquences entre les deux Congo et dont la bataille de répartition remonte à seize ans.

Ainsi, en vue de solutionner, un tant soit peu, cette question, et en attendant le règlement définitif par les deux gouvernements, le département a acquis par le biais de la direction générale de l'administration centrale des Postes et Télécommunications (DGACPT), un véhicule technique chargé de gérer et de contrôler les fréquences non attribuées.

(Sources: Les dépêches de Brazzaville)