13 axes majeurs développés pour réduire la fracture numérique en Algérie

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Enfin, après un temps d’étude, la e-commission vient de sortir une synthèse du grand projet e-Algérie 2013. Ce projet propose des actions articulées autour de treize axes ou priorités fortes qui permettront à tous les Algériens d’accéder aux réseaux et aux services numériques, de développer la production et l’offre de contenus numériques, d’accroître et de diversifier les usages et les services numériques dans les entreprises, les administrations, et chez les particuliers. Ce qui, à terme, permettra de moderniser la gouvernance.

Articulé autour de 13 points ou domaines distincts, ce rapport de 40 pages permet d’avoir une idée exhaustive de ce que sera l’Algérie en 2013 dans le domaine des TIC. On peut y lire que « selon une étude de l’OCDE, réalisée entre 2000 et 2002, la contribution des TIC à la croissance économique est passée de la fourchette 0,1 à 0,3 point de 1980 à 1997, à la fourchette 0,3 (France, Allemagne, Italie) à 0,9 point (Etats-Unis) de 1997 à 2002. Le rapport au PIB du stock de capital en TIC était, en 2003, de 6 % en France, de 7 % au Royaume-Uni, de 8 % en Allemagne et de 9 % aux Pays-Bas, alors qu’il a atteint 13 % aux Etats-Unis ». Ce qui montre le grand intérêt que cela préfigure, mettant en relief que « notre pays accuse encore un certain retard et se classe parmi les pays à score moyen ».

Treize axes ont été sériés et un état des lieux a été élaboré suivi d’une définition d’objectifs majeurs et spécifiques à atteindre au cours des cinq prochaines années, ainsi qu’une liste d’actions pour leur mise en œuvre qui met en exergue le fait que l’introduction des TIC au sein de l’administration permettra une transformation radicale. Car l’administration sera au service du citoyen, chose tout à fait normale. A cela s’ajoute l’accélération de l’usage des TIC dans les entreprises qui permettra l’émergence de sociétés de services et de micro-entreprises. Cependant, tout cela ne pourra se réaliser que si le citoyen peut avoir un accès à travers l’opération Ousratic, mais aussi des espaces du net (cybercafés, antenne Cyber de l’APC, bornes multimédias, techno parcs, maisons de la science, maisons de la culture…) et que les fonds du service universel soient utilisés dans ce cadre. Bien sûr, pour que tout cela fonctionne, il faut une bonne infrastructure télécom de base sans oublier sa sécurisation et sa qualité. Il va de soi que si nous voulons du contenu, il va falloir revoir le nom de domaine « .dz », suggère la e-commission. Concernant la ressource humaine, qui est l’un des volets les plus importants, il est fait état d’un renforcement et d’une refonte de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle dans le domaine des TIC, sans oublier l’enseignement des TIC pour toutes les catégories sociales. L’université est mise à contribution car, comme le dit si bien le rapport, « l’économie fondée sur le savoir nécessite une interaction forte entre la recherche-développement et le monde économique. C’est en effet l’innovation qui assure le développement de produits et de services à valeur ajoutée dans le domaine des TIC ».

L’autre domaine est la mise en place d’un environnement de confiance favorable à la gouvernance électronique qui est considéré par la e-commission comme un axe majeur, car il induit la définition d’un cadre législatif et règlementaire approprié. Et pour que tout cela aboutisse, l’aspect financier n’est pas des moindres, car la mise en œuvre de la stratégie e-Algérie 2013 requiert des ressources financières importantes qui ne sauraient provenir d’une seule origine. Il est donc nécessaire de bien exploiter toutes les sources de financement existantes : « Un budget-programme stratégie e-Algérie 2013 est élaboré en fonction des étapes et des phases prévues pour son exécution, et présenté par année jusqu’à sa finalisation avec une consolidation 2009-2013 », lit-on dans le rapport. La communauté scientifique et universitaire est appelée à contribuer pour enrichir, par le débat, les réflexions sur ce plan multisectoriel de développement des TIC.

IT Mag