Estimations des superficies agricoles - L'informatique impulse la modernisation du secteur au Sénégal

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Une étude, réalisée par Manobi et ses partenaires sur l'analyse d'estimations des superficies agricoles et leurs impacts pour le secteur, présentée hier, au cours d'une conférence de presse, a révélé que les agriculteurs surestiment la taille de leur exploitation agricole en moyenne de plus de la moitié d'un hectare.

L'absence de statistiques fiables sur les superficies agricoles constitue-t-elle un obstacle à la prévision de récoltes pour toute campagne agricole ? C'est en tout cas l'avis de Manobi, dont le directeur général, Daniel Annerose, précise : « cette surestimation, qui concerne près de 65% des agriculteurs se trouve principalement chez les petits agriculteurs exploitant 2 ha ou moins. De manière générale, l'erreur ainsi commise sur l'ensemble de la production des agriculteurs est de l'ordre de 40% supérieure à la superficie globale mesurée ».

Or, cette surestimation a un impact sur l'endettement excessif du producteur, sur le coût exagéré de la production dû à la surestimation des besoins en intrants, sur le faible niveau des rendements, sur la santé avec des produits sur-dosés en intrants et en produits phytosanitaires, sur l'environnement avec les excès d'intrants utilisés dans ces conditions. Par ailleurs, Manobi a décidé d'apporter son expertise aux petits agriculteurs et exportateurs désireux de moderniser leurs pratiques afin de maîtriser leurs espaces à travers son passeport Fft.

« Ce service informatique innovant vient compéter l'offre déjà riche de Manobi pour le secteur dont l'élément le plus connu est son système d'information sur les marchés qui permet aux agriculteurs de recevoir les prix des marchés agricoles sur leur téléphone mobile ", a fait savoir M. Annerose.

Et ajoute-t-il, " en deux mois de test, près de 500 producteurs sont déjà enregistrés dans le passeport Fft et le développement du partenariat de Manobi avec les opérateurs, les associations d'agriculteurs, les partenaires de l'aide au développement et des organismes de financement permet d'envisager une évolution rapide de la maîtrise des superficies agricoles par l'agriculteur lui-même ".

Le Soleil