Le ton monte à Telecel Burkina Faso

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Les travailleurs de Telecel Faso ont déserté pour plus d'une heure leurs postes de travail dans l'après-midi du lundi 26 mai 2008. Les grilles du siège sont restées fermées et pour cause : "un mouvement d'humeur pour dénoncer deux affectations jugées arbitraires. Le directeur des ressources humaines, Omar Bonkoungou, et le directeur technique, Claude Millogo, ont été affectés respectivement responsable sécuritaire et conseiller technique auprès de l'administrateur judiciaire provisoire, Françoise Toé.

Le coordinateur des délégués de Telecel Faso, Adolphe Sidibé, entouré de leaders, a rappelé l'historique de ce mouvement d'humeur consécutif à la non-satisfaction de la plate-forme revendicative déposée auprès de la direction générale en novembre 2007 et portant entre autres sur le paiement des heures supplémentaires aux agents. "L'administrateur judiciaire provisoire nous a fait comprendre qu'elle ne pouvait pas satisfaire nos revendications du fait de sa mission précise à la tête de la société", ont dit les délégués qui disent ne pas comprendre qu'elle ait pu donc prendre les décisions d'affectations incriminées. Leur interlocutrice arguant seulement qu'il faut du sang neuf dans la société. C'est sur un ton assez dur que les uns et les autres se sont séparés après qu'un leader a demandé à tous de rester solidaires : "Rien n'arrivera à personne tant que nous resterons solidaires pour gagner la lutte..."

Un appel a été lancé afin que la direction revienne sur sa décision et examine au plus tôt la plate-forme revendicative. Interrogée dans son bureau après qu'elle a fait de multiples va-et-vient pour sommer les agents de regagner leurs postes, l'administrateur judiciaire provisoire, Françoise Toé, dit ne pas comprendre que des affectations suscitent pareil mécontentement : "Ecoutez, il s'agit d'affectations et non de sanctions. Toute personne qui a une mission doit se donner toutes les chances de la réussir. J'ai une mission judiciaire et s'il y a des gens qui traînent les pieds, il nous faut d'autres personnes. C'est une question d'efficacité." Elle dit être appelée à gérer la société "jusqu'à ce que les choses rentrent dans l'ordre", avant d'ajouter qu'elle a tout fait depuis son arrivée en janvier 2008 pour éviter qu'on lui mette des bâtons dans les roues. A propos du cahier des doléances , elle dit ne pas avoir les compétences pour les satisfaire.

(Source : Le Pays)