Le site Internet du ministère des Domaines piraté au Cameroun

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Tous ceux qui visitent le site du ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf) sont frappés dès l'accueil où un message truffé de fautes est mentionné : "Bonjour, je tient à vous signalez que votre site a une faille dans la partie login pour accéder à l'administration ". S'ils ne le rencontrent point, ils verront sans doute la mention "Zeryus was here ! " encastré dans le site à son ouverture par les bons soins du navigateur Microsoft Internet explorer. Une situation qui dure depuis quelques jours et qui n'est pas sans poser des problèmes quant à la fiabilité des informations ainsi mises à la disposition du public.

Selon Emmanuel Blaise Mintamack, conseiller technique de ce département ministériel, joint au téléphone hier, " nous sommes bien au courant du piratage de notre site. Seulement, nous sommes incapables de faire quoi que ce soit en vue de résorber ce problème malheureux. Cela parce que l'administration du site nous échappe puisqu'elle est effectuée par des agents installés au premier ministère ".

Ils observent donc là bas la triste situation en espérant qu'elle sera passagère. Une période à redouter dans la mesure où en plus de ce que cette situation " n'est pas nouvelle puisque c'est la troisième fois qu'elle nous arrive ", il y a que c'est l'image même de ce ministère et partant du gouvernement qui prend au passage un coup pour ce qui est de son image.

Même s'il ne se veut pas alarmiste, François Ossama, spécialiste des Tic à la notoriété internationale certaine (il a notamment remporté le prix Rfi net Afrique du meilleur site africain il n'y a pas longtemps), indique que " cette situation n'est pas nouvelle, encore moins honteuse. Car il me souvient que le ministère américain de la défense a connu pareille situation récemment. " Avant d'égrener les conséquences fâcheuses qu'elle implique : " il y a d'abord le problème d'image de l'institution qui n'est pas la moindre des conséquences.

Pour finir sur une note optimiste, il pense " qu'il est plus que jamais temps pour nos gouvernants de prendre conscience des dangers d'un outil comme internet. Ce qui arrive au Mindaf peut arriver à d'autres. C'est pourquoi je pense qu'il est important que les administrations, dans la préparation et l'animation de leurs sites respectifs doivent prévoir un système de filtrage de données à mettre en ligne ".

C'est peut-être à ce prix là que, sans endiguer complètement le piratage, on peut parvenir à le contenir et à minimiser les conséquences qu'il révélait déjà plus haut.

(Source : Le Quotidien Mutations)