L’IPRES a vendu ses actions dans la Sonatel

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L’IPRES a vendu une partie ou la totalité des actions SONATEL qu’elle détenait. L’acheteur est une société de droit britannique Genesis. Une société écran de Sénégalais bon teint qui placent leurs bas de laine, suspectent certains observateurs. Cette vente suscite en tous les cas, beaucoup de remous au sein du conseil d’administration de l’IPRES. En effet, elle s’est faite à l’insu des administrateurs de l’Institution.

La raison en est que des administrateurs considèrent que la vente s’est effectuée en violation totale des statuts de l’IPRES. Un recours de l’administrateur de la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES) adressé au directeur du Travail et de la Sécurité sociale a ouvert un contentieux au sujet de cette vente. L’administrateur de la CNES a noté dans son recours que c’est le 30 avril 2008 en « questions diverses », que le président du Conseil d’administration a informé le conseil de la décision prise le ...13 février 2008 de vendre 50 % des actions détenues par l’IPRES. Une décision qui aurait été consignée dans un PV signé par le Secrétaire général et le PCA lui-même. Pour le représentant de la CNES, cette décision viole les statuts de l’IPRES.

Il accuse le PCA Racine Sy « d’aliéner une des plus importantes valeurs mobilières de l’institution sans débat de fond sur l’utilité et l’intérêt pour l’institution d’une telle mesure et surtout approbation préalable du conseil d’administration de l’IPRES ». Le représentant de la CNES au Conseil d’administration de l’IPRES ajoute d’ailleurs à l’attention du directeur du Travail, le viol de l’article 23 des statuts sur la durée du mandat du PCA. Le mandat des administrateurs a expiré depuis le 31 décembre 2007 et « malgré l’injonction du ministre du Travail par courrier en date du 9 avril 2008, (...) le PCA s’obstine dans son refus de convoquer les instances pour le renouvellement des administrateurs et du collège des représentants. » Enfin, il souligne que malgré la situation décrite, le PCA continue de commettre des actes de gestion ni votés ni autorisés par le Conseil d’administration.

Le recours de l’administrateur de la CNES adressé au directeur du Travail a obtenu une réponse. Dans une correspondance en date du 12 juin 2008, le ministère fait répondre par l’inspection du travail à l’administrateur qu’il lui est « possible de faire opposition à la vente des actions de la SONATEL de l’IPRES à la condition, le cas échéant, de rapporter ... la preuve de cette vente effective sans délibération du conseil d’administration ». C’est fait car la société qui a acheté s’appelle Genesis.

(Source : Nouvel Horizon)