Une cyber législation en vue au Burkina Faso

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Le Burkina Faso s'affiche désormais dans une option de la généralisation de l'utilisation "sécurisée" des Technologies de l'information et de la communication (TIC). Le volet sécurisation est en passe de prendre forme. En effet, les 14 et 15 juillet 2008, se tient à Ouagadougou, l'atelier de validation d'une réglementation visant à encadrer et à favoriser le développement de l'utilisation des services de la société de l'information.

Les participants audit atelier ont à se pencher sur les résultats d'une étude financée par la Banque mondiale et d'une étude conduite par une équipe de consultants belges et burkinabè en vue de la mise en place d'une cyber législation et d'un cadre institutionnel adaptés à l'édification d'une société de l'information au Burkina Faso. L'ambition du gouvernement, a expliqué le ministre des Postes et des TIC, Jaochim Tankoano est de garantir la sécurité juridique de la signature électronique, des documents et des transactions électroniques. Il s'agit aussi de protéger la vie privée, les droits d'auteur et la propriété intellectuelle dans le cyber espace.

Par ailleurs, l'objectif selon Joachim Tankoano, est d'adapter le code pénal et le code de procédures pénales aux nouveaux défis que pose la cyber criminalité. A terme, c'est l'ensemble des utilisateurs des TIC qui seront plus en confiance, de sorte à pouvoir utiliser indifféremment les documents électroniques et les documents papiers ou encore accepter avec beaucoup plus d'assurance les services offerts sur la toile. Le porte-parole des consultants, le Pr Yves Poullet de la Belgique a égréné les retombées "concrètes" de cette étude, assortie d'avant-projets de loi. A partir de la cyber législation en finition, a-t-il défendu, le pays pourra s'inscrire en toute sécurité dans le commerce électronique, traquer les cyber criminels, entre autres. Pour plus d'efficacité, les consultants recommandent la mise sur pied d'une agence de promotion des TIC et d'une autre, en charge de la lutte contre la cyber criminalité. Ces institutions, a estimé le Pr. Poullet, devraient travailler en synergie, avec pour maîtres-mots : "solidarité, liberté et accès universel aux TIC".

La mise en place d'une cyber législation globale et intégrée est l'une des trois initiatives concoctées par le gouvernement burkinabè pour réaliser son "saut technologique". Les deux autres initiatives concernent respectivement la construction d'une épine dorsale universelle en fibre optique, pour le transport de la voix, des données et de la vidéo jusque dans chaque chef-lieu de commune, l'élaboration de cyber stratégies sectorielles. Les initiatives, en elles-mêmes, ne sauraient produire les résultats escomptés que si elles sont l'objet d'une parfaite appropriation de la part des acteurs.

Sidwaya