L’Ile Maurice veut se donner les moyens de ses ambitions informatiques

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Des plans sont en gestations pour que chaque Mauricien puisse avoir accès à un ordinateurs et apprenne a s'en servir. D'ici quelques mois, toutes le succursales de « Mauritius Post » auront un coin informatique comme ici à Port-louis.

Pour bon nombre de foyers, posséder un ordinateur reste un mirage. Trop cher, il reste hors de portée des bourses moyennes et pauvres. Les autorités travaillent cependant sur une panoplie de mesures destinée à réduire la fracture numérique.

«Avec des salaires combinés de Rs 15 000, un loyer de Rs 5 000, des petits emprunts ici et là, et deux enfants, il nous est impossible d'acheter un ordinateur. Imaginez-vous qu'il faut payer au moins Rs 500 par mois pendant trois ans pour ça. Impossible, on ne peut pas se le permettre, et pourtant les enfants en ont besoin pour leurs études», regrette Vishal, employé de bureau.

Les statistiques officielles parlent d'ailleurs d'elles-mêmes. Selon les derniers chiffres du Central Statistics Office (CSO), qui datent quand même de fin 2006, un foyer sur quatre possède un ordinateur. Parmi 16,6 % ont un accès à l'Internet. Parmi ceux qui n'en ont pas, 60 % estiment qu'ils peuvent s'en passer. Or 34.9 % «ont évoqué la raison du coût pour ne pas en posséder», note le CSO.

De la date de production du rapport à aujourd'hui, les prix n'ont pas connu de baisse drastique, or il y a de l'espoir. Les autorités travaillent sur différentes options pour rendre l'outil informatique plus accessible. Durant ces dernières années, des efforts ont été faits pour équiper les écoles et les collèges d'ordinateurs. Même certains bureaux de poste ont aujourd'hui un coin informatique. D'ici quelques mois, l'ensemble des succursales de Mauritius Post en sera équipé.

D'autres initiatives ont cependant été enclenchées pour permettre à l'ordinateur de trouver sa place dans les foyers. Idem pour l'accès à l'Internet. Cela est d'ailleurs une des attributions majeures du Human Resource, Knowledge & Arts Development Fund, lancé officiellement jeudi dernier.

Dans le cadre de l'éducation supérieure à distance, ce fonds est appelé à formuler des propositions pour le financement d'ordinateurs portables aux étudiants les plus démunis et leur connexion Internet qui devrait être gratuite pendant la durée de leurs études.

Parmi les projets d'envergure qui toucheraient la masse, celui de l'ordinateur à moins de Rs 10 000. Depuis 2005, le ministère de la Technologie informatique et des Télécommunications planche sur les différentes options pouvant permettre la concrétisation de ce projet. A travers le protocole d'accord avec Advanced Micro Devices (AMD) qui est en train d'être négocié, il espère pouvoir atteindre son objectif rapidement.

Or, pour le moment, il semble impossible d'avancer une date à laquelle ces ordinateurs pourraient être mis sur le marché. «Nous sommes en pourparlers depuis assez longtemps, mais pour le moment, il n'est pas possible de coller une date au projet», déclare Neemalen Gopal, directeur général de Leal Communications & Informatics (LCI), partenaire local d'AMD. Il est d'ailleurs prévu que ces fameux ordinateurs soient vendus sous la barre de Rs 10 000 seront commercialisés sous une marque de LCI, PC Tech.

Microsoft n'est pas en reste. Sous le National e-Inclusion Foundation, le gouvernement, la State Informatics Ltd, Microsoft océan Indien, ainsi que d'autres organismes privés travaillent sur plusieurs projets. Parmi ceux-là, équiper gratuitement 20 000 familles pauvres en ordinateurs reconditionnés et équipés de logiciels Microsoft dans les prochaines cinq années.

Les ONG auront également droit à 10 000 machines du même type afin de mettre sur pied des salles informatiques où ils donneront des cours à l'adresse des pauvres.

(Source : L'Express)