Les BTS d’Orum Energy réalise 60% d’économie d’énergie en phase test avec l’opérateur ghanaen Kasapa

L'éditorial du mois

L’Afrique a maintenant son proper fabricant de BTS à moindre coût. Joe Jackson, un innovateur de longue date, s’est associé avec Kwabenah Smith pour développer Orun Energy (Orun signifie soleil en langue Yoruba) d’une start-up en une société gagnante. En réaménageant l’architecture de la station de base, il est possible de réaliser des économies d'investissement de 45% et une réduction de 55% des coûts opérationnels. Russell Southwood s’est entretenu avec Joe Jackson pour en savoir plus sur le comment de ces économies.

Fondée en 2005, la société Orun Energy s’est orientée «dans le développement de solutions innovantes de production d’électricité pour les opérateurs télécom d’Afrique sub-saharienne. Elles sont destinées tant aux zones rurales qu’urbaines, explique Orun puisqu’elles tentent d’apporter une réponse à «la distribution sporadique d’électricité a cause des générateurs surchargés». Joe Jackson, le fondateur de la société SoftTribe s’est impliqué dans le projet parce que Kwabenah Smith avait été parmi les premiers mentors de SoftTribe mais l’a quitté avant qu’elle ne soit en passe de réussir. Smith est à l'origine de l’idée et Jackson se voit plus comme le catalyste pour faire avancer le projet.

Selon les explications de Jackson «l’idée est très simple». Les opérateurs télécoms utilisent beaucoup d’énergie pour assurer le fonctionnement des BTS. Un opérateur comme MTN a identifié dans son rapport annuel 2006 que 21% des coûts opérationnels correspondent a des charges énergétiques. La fourniture d’énergie est si mauvaise que la question se pose de comment «je peux réduire mes coûts».

L’architecture originale d’un BTS a été conçue en Scandinavie et peu de choses ont changé depuis les premiers modèles. La température de l’équipement doit être maintenue à 22 C et par conséquent il faut beaucoup de refroidissement dans le contexte africain. L’ensemble de l’équipement fonctionne en courant continu à 48V. Il y a aussi un générateur diesel qui fournit de l’électricité à une batterie via un inverteur. L’équipement prend son énergie de la batterie, une approche généralisée en Afrique. Orun a essayé de résoudre ces problemes en adoptant une approche nouvelle quant à la gestion terminale , la source d’énergie hybride et la gestion des énergies. La premiere approche essaye de résoudre la question du refroidissement et la réduction des coûts. Orun isole le contenaire du BTS en utilisant une technologie de chambre froide. Il utilise aussi de la peinture céramique (pour absorber l’énergie solaire) et des composites di-phasiques qui équilibrent la température soit en absorbant ou en rayonnant la chaleur selon la demande.

Selon Jackson, « la fonction principale du générateur est de charger la batterie. Si le BTS est raccordé au réseau, ces équipements fourniront l’électricité nécessaire jusqu’au rétablissement du réseau. La durée de charge de la batterie est de huit heures. Ensuite le générateur diesel prend la relève durant les prochaines quatre heures tout en assurant la recharge de la batterie qui peut ensuite fournir à nouveau de l’électricité pour une durée de huit heures. C’est une architecture équilibrée». Il y a un systeme supplémentaire qui assure que le diesel ne soit pas contaminé par de l’eau ou des bactéries pour améliorer son rendement.

Orun a fait des tests pendant deux semaines avec un opérateur mobile Kasapa. Selon les propres paroles de Jackson, « Bob Palitz, le DG de Kasapa est un ancien ingénieur et par conséquent il comprend notre approche. Nous avions besoin de vérifier ce que nous faisions et voir si cela allait marcher sur le terrain. Il nous a proposé un site où nous avons pu installer notre équipement à coté de l’équipement déjà en place. Il a mis des équipements dans notre abris».

Les tests ont durés deux semaines mais qu’elles ont été les leçons pour Orun? «Notre solution marche presque trop bien. La température dans l’abris a été plus basse que prévue et les économies réalisées ont été supérieures à 60%. Les résultats montrent que notre système est à la fois écologique et économique.»

Orun n’est pas encore en phase de production mais la société est entrain de négocier un contrat avec une société d'investissement d'Afrique du Sud pour un montant de 10 millions $US. La finalisation du contrat est prévue pour fin octobre et cela permettra de démarrer la production au Ghana et en Afrique du Sud.

Et qu'en est-il de la concurrence? "Nous avons un concurrent sérieux, la société indienneVNL. Ils sont vraiment les seuls qui peuvent prétendre offrir une solution presque similaire à la notre. Ils ont beaucoup de succès en Inde et nous espérons pouvoir reproduire leur réussite en Afrique.

http://www.greentelecomsummit.com

Le Sommet "Global Green Telecom" se tiendra les 11-12 novembre prochain au Westin Grand Hotel a Berlin en Allemagne (http://www.greentelecomsummit.com)