Déjà 150 000 abonnés pour Orange Niger

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L’objectif de 30% de part de marché à la fin 2008 à portée de main. Trois mois après son lancement, Orange Niger récolte les fruits d’une stratégie de marketing agressive. A la fin août, le parc d’abonnés atteignait 150 000 abonnés. Un succès impensable il y a encore quelques mois quand France Télécom, 174 millions de clients à travers le monde, annonçait son intention d’implanter sa marque phare dans ce pays de 13 millions d’habitants, qualifié de « faible potentiel ». Dans le montage initial du projet, le groupe français s’est associé avec deux partenaires. Il s’agit de l’entrepreneur nigérien Mohamed Rissa, référence dans le domaine de l’internet et des services de télécommunication, et Moktar Thiam, investisseur historique dans Orange Mali.

Orange Niger projette d’atteindre 700 000 clients en 2009 et 2 millions à l’horizon 2013. Fort de ce premier succès, l’entreprise envisage d’élargir ses services, qui se limitent actuellement à Niamey, Tahoua, Maradi, Zinder, Konni et à une trentaine d’autres agglomérations. Le réseau de sept agences au départ sera étoffé au fur et à mesure. La filiale de France Telecom intervient, rappelons-le, en tant qu’opérateur global, proposant des services de téléphonie fixe, de téléphonie mobile et d’accès à Internet via le réseau Wimax, adapté aux différents segments du marché nigérien. Dans son business plan de départ, Orange Niger projette d’atteindre 700 000 clients en 2009 et 2 millions à l’horizon 2013. D’ores et déjà, l’objectif d’atteindre 30% de part de marché d’ici la fin de l’année est à portée de main. A terme, Orange Niger ambitionne de devenir l’opérateur de télécommunications leader, tant en parts de marché qu’en couverture du territoire. Pour y arriver, l’opérateur ne mise pas que sur des investissements dans l’équipement. L’accent est également mis sur la communication, relais important de la diffusion des produits, et sur le social. Ainsi, Orange a signé une convention de partenariat avec des acteurs de développement pour soutenir le projet « filles à l’école », qui contribuera à la scolarisation de 1500 élèves dont 50% de filles dans 15 écoles et trois communes rurales. Il s’agit, précise le groupe, de la première étape vers l’installation d’une fondation d’entreprise qui interviendra dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la culture.

(Les Afriques)