Sudatel a investi au Sénégal mais son réseau se fait toujours attendre

Actualités économiques

Sudatel avait annoncé janvier, puis mai pour lancer Expresso. Toujours rien. Les Sénégalais qui comptent sur une nouvelle baisse de tarifs, déjà parmi les plus bas d’Afrique, s’impatientent.

Le troisième opérateur de téléphonie du Sénégal se fait toujours désirer. Acquéreur de la deuxième licence globale pour 200 millions de dollars, en septembre 2007, face aux offres de Celtel, 105 millions de dollars, et Bintel, 152 millions de dollars, Sudatel avait jusqu’en janvier dernier pour être opérationnel, ainsi que l’avait précisé à l’époque Daniel Seck, le directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp).

Neuf mois après, il n’en est rien. Une direction administrative est bien installée à la Rotonde, dans le quartier du Plateau de Dakar, des techniciens chinois sillonnent aussi le pays, avec force équipements, mais pour l’heure, Orange et Tigo sont les seuls présents sur le marché, un marché jugé prometteur. Selon l’ARTP, il y a encore une marge suffisante pour un opérateur global, parce que le taux de pénétration n’est que de 28% avec 3,3 millions d’abonnés dont 280 000 pour le fixe et 3 millions pour le mobile.

Officiellement, Sudatel ne s’est pas encore expliqué sur ces reports successifs. La première échéance de janvier non tenue, l’opérateur avait annoncé le démarrage pour le mois de mai. Depuis, plus rien. Il a néanmoins annoncé que le montant de ses investissements sera de l’ordre de 350 milliards de FCFA, environ 740 millions de dollars. Le nom commercial est aussi connu. Il s’agit d’Expresso.

La Sonatel, championne africaine de bourse, va affronter pour la première fois une concurrence sur tous ses segments, la téléphonie fixe, le mobile, la transmission de données et l’accès à l’international. Elle se dit sereine bien que Sudatel, bénéficiant naturellement de l’avantage d’être le dernier à s’équiper, promet une technologie de dernière génération. Les Sénégalais, en revanche, qui bénéficient déjà le tarifs téléphiques parmi les plus bas d’Afrique, attendent avec impatience le nouvel opérateur, en espérant une nouvelle baisse des tarifs, à l’image de ce qui s’était passé avec l’arrivée du deuxième opérateur mobile.

Les Afriques