Le malaise des travailleurs d’Intercel Guinée autour des heures supplémentaires travaillées

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C’est une bonne demi-douzaine du personnel de l’opérateur de la téléphonie cellulaire Intercel en colère qui a rencontré Guinéenews cette fin de semaine. « Nos droits sont violés, les heures supplémentaires ne sont pas payées, nous travaillons comme des chiens les samedis, dimanches, jours fériés et les nuits, sans aucune compensation ! », martelaient des ingénieurs, techniciens, commerciaux visiblement en colère.

Interrogé par Guinéenews©, le délégué syndical Diané reconnait que le problème existe : « Le syndicat a rencontré la direction il y a environ six mois autour de la question du paiement des heures supplémentaires, sans solution jusqu’ici. La direction nous a dit qu’elle n’est pas prête ni à payer les heures supplémentaires ni à compenser celles travaillées. Or, la loi guinéenne donne 40 heures de travail par semaine, tout temps de travail effectué au-delà doit être payé ou compensé », précise Diané du collège syndical d'Intercel.

La direction des ressources humaines d’Intercel par la voix de son responsable M. Sow affirme que « les heures supplémentaires ne sont pas payées en espèces, mais par des heures de récupération. C’est vrai que cela est géré directement par les chefs des 4 grands départements de la société, mais je reconnais qu’il y a un problème de communication dans les départements. Avant, il y avait un problème dans le système de calcul des heures supplémentaires, dont le montant pouvait même dépasser le salaire ». « C’est faux !», rétorque un groupe d’ingénieurs, informaticien et commerciaux. « Les heures supplémentaires travaillées ne sont ni payées ni récupérées, demandez à tous les employés d’Intercel ! »

« Les raisons de cet abus sont à chercher dans le fait que sur près de 110 employés d’Intercel, seul le tiers a un contrat à durée indéterminée. Les deux tiers sont vulnérables !», croit savoir Diané.

Intercel Guinée, bien qu’elle fût le précurseur de la téléphonie cellulaire en Guinée avec le standard analogique AMPS (1994), a raté tous les rendez-vous importants de sa croissance : migration tardive au GSM (2000), l’extension tardive du réseau (2006). Au point de se faire damer le pion par les nouveaux venus tels Areeba, Orange ou autre Cellcom.

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