L'Observateur Paalga lance son forum des internautes au Burkina Faso

Actualités Internet

« Le Forum des internautes ». C'est la nouvelle rubrique que l’Observateur a mis en en place depuis le 3 novembre 2008. Cinq fois par semaine, le journal va l’animer avec exclusivement les contributions des internautes du journal.

En effet, sur notre site internet (www.lobservateur.bf), nous enregistrons une croissance exponentielle du nombre des commentaires des articles publiés. Rien que le mercredi dernier, notre « Regard sur l'actualité » a suscité près d'une centaine de réactions.

La viralité aidant et le buzz que provoque cette interactivité ont fini par faire de nombre d'internautes des accrocs de notre site web. Une communauté de commentateurs de nos publications est ainsi née et le cercle de cette famille s'élargit chaque jour.

L'heureuse conséquence de ce bouillonnement numérique est l'explosion et le dépassement, en un temps record, de toutes nos statistiques prévisionnelles en termes de visites (fréquentations) et de pages vues sur notre site internet.

Avec la nouvelle rubrique, le « Forum des internautes », nous avons assurément l'opportunité de mettre en lumière le foisonnement et la richesse des très nombreux commentaires et autres réactions que des internautes laissent volontiers au bas des articles qu'ils viennent lire sur notre site web.

Pour nous, la famille du lectorat de L'Observateur Paalga se compose désormais des lecteurs du journal imprimé mais aussi des internautes qui visitent notre site.

Cette nouvelle rubrique est donc comme une sorte de trait d'union qui relie le lectorat du web à celui du support papier. Il devenait plus important, voire urgent, de jeter ce pont entre nos éditions analogique et numérique surtout au moment où L'Observateur est en train de consolider sa toile avec la mise en place d'une rédaction web.

Cette nouvelle rubrique n'aurait certainement jamais vu le jour si les internautes ne nous faisaient pas confiance et restaient donc inactifs après lecture des articles.

Fort heureusement, au fil du temps, nous avons constaté avec beaucoup de joie qu'ils ont chaque jour, par leurs commentaires, transformé en sujet de débat une bonne partie des informations que nous mettons en ligne.

Ainsi, tout se passe comme au théâtre grec antique où, pendant que les acteurs jouent sur les planches, il y a dans le public un chÅ"ur, ici les internautes, qui commente ce qui est en train de se passer sur la scène.

Rappelons que l'objectif premier des commentaires est d'établir des échanges enrichissants ayant pour base les articles rédigés par les journalistes, car nous avons la conviction que le débat citoyen permet d'approfondir et de prolonger nos productions.

Cette possibilité de réagir aux articles est sans nul doute une large fenêtre que nous ouvrons ensemble avec les internautes sur la liberté d'expression.

Mais, comme il est souvent proclamé à juste titre, « il n'y a pas de liberté sans responsabilité ». C'est dire que cette liberté sera inopérante, infamante et franchement détestable, si elle est comprise par l'internaute comme une sorte de jungle amazonienne où il peut se mettre en embuscade, et profiter du confort douillet de l'anonymat que permet le web, pour décocher, tel un sniper, des flèches empoisonnées en direction de ses adversaires.

Le bon commentateur est celui qui respecte ses camarades et leurs opinions, qui ne transforme pas les désaccords en bagarres mais qui se bat pour soutenir sa position par une argumentation solide et non par des invectives.

Il est donc important que les réactions aux articles ne contreviennent pas aux lois et règlements en vigueur dans notre pays, notamment la loi 56-93/ADP portant Code de l'information au Burkina Faso.

Certes, nous avons fait le choix de la modération a posteriori des commentaires, cependant, qu'il soit clair pour tout le monde, notre site internet ne saurait être un lieu commun de propos injurieux ou diffamants.

C'est dire que nous n'allons tolérer aucun langage grossier sur notre portail web : injure, calomnie, racisme, intégrisme religieux, atteinte à la vie privée, régionalisme, ethnicisme, appels à la haine, au meurtre, à la sédition, etc. Tout propos qui s'apparente à ces dérives sera systématiquement désactivé aussitôt que détecté.

Par conséquent, nous exhortons fortement les internautes à nous signaler tout abus. Jusque-là, de façon très responsable, ils ont joué leur partition en remontant les bretelles à ceux des leurs qui postent des commentaires peu conformes.

L'Observateur Paalga