Qu’est-ce qui ne va pas dans les télécommunications au Burundi ?

Actualités Télécom

Depuis quelques temps, les connexions téléphoniques entre Bujumbura et le reste du monde sont devenues trop difficiles voire impraticables. Tout le monde se demande ce qui ne va pas ; mais on n’a jamais trouvé de réponse ou d’explications de la part des compagnies qui exploitent les télécommunications au Burundi ou autres protagonistes concernés. Il existe un mythe au Burundi comme quoi ce qui cause la perturbation des télécommunications est l’atmosphère. Ainsi comme toujours, la cause du problème se résume en ces mots : « Ibirere ni bibi » (l’atmosphère est mauvaise). Pour simplement dire que ce qui perturbe les communications sont les nuages et autres obstacles qui se trouvent dans l’atmosphère burundaise. Mais au Rwanda voisin, tout va bien. Notre unique atmosphère est vraiment capricieuse !

Plutôt de chercher les causes dans les airs, il faut que le gouvernement et les opérateurs téléphoniques nous expliquent ce qui ne va pas réellement dans leur infrastructure.

Après moult frustrations, j’ai décidé de briser le silence pour poser publiquement, à qui de droit, la question suivante : « Qu’est-ce qui ne va pas dans les télécommunications au Burundi ? »

Dans d’autres pays où les consommateurs ont des droits, j’aurais simplement résilié le contrat de service avec le fournisseur. Mais malheureusement, je n’ai pas ce droit, encore moins le choix.

En attendant la réponse appropriée à la question ci-haut posée, je voudrais faire quelques observations et interrogations :

1) Notre Burundi manque cruellement de politique et de vision dans le domaine des technologies modernes. La bande passante (bandwidth) pour le réseau Internet avoisinait 5 Mbps l’an dernier. Ceci cause beaucoup de problèmes aux quelques 2,500 internautes que le Burundi héberge. Qu’est-ce que les protagonistes dans le domaine font à ce propos ?

2) Le Burundi a reçu des crédits de la part des institutions financières internationales dont l’IDA pour créer des sites internet de certaines institutions publiques. Mais je me demande qui va consulter ces sites web si nous, les bénéficiaires n’avons pas de connexions Internet et même ceux qui en ont, sont frustrés de sa mauvaise qualité. D’ailleurs je trouve que le PAGE (Projet d’Appui à la Gestion Economique) a fait un mauvais calcul en contractant avec des consultants externes et des compagnies privées pour la conception et l’entretien de ces sites web. Au lieu d’utiliser l’ « outsourcing », il aurait été plus durable de créer un service chargé de la conception et de l’entretien des sites web de toute institution publique ou parapublique.

3) Enfin je me demande quand l’ONATEL deviendra un office réellement national pour donner une ligne de téléphonie fixe ou de fac-simile à n’importe-qui qui le souhaite et surtout partout dans le pays. Pourrais-je espérer qu’un jour mon beau-père à Cendajuru et ma tante à Buyengero pourront un jour avoir une ligne de téléphonie fixe.

(Source : @rib News)