E-business ou une initiation aux affaires par un simple clic au Mali

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Il permet aux entreprises et aux particuliers, d'obtenir, des informations, vendre des produits ou des services via le net

Les nouvelles technologies de l'information et de la communication, ont investi tous les

domaines de la vie socio-professionnelle. Elles ont modifié la communication entre les acteurs du monde professionnel, le fonctionnement des entreprises ainsi que leurs relations avec les clients.

Le e-business est de nos jours une parfaite illustration des prouesses de l'avènement des Tic dans le monde des affaires. Le e-business est un acronyme né de l'expression anglaise "électronique business". Il correspond à une notion que l'on pourrait synthétiser par l'utilisation des moyens électroniques pour réaliser des affaires. D'où encore l'appellation "affaires électroniques". Le terme "e-business" a été inventé par le président d'IBM Lou Gerstner.

En parlant de e-business, ce sont les technologies Internet et le Web qui viennent à l'esprit, mais en fait toutes les technologies électroniques interviennent dans le domaine du e-business, selon les spécialistes.

Elle permet aux entreprises, d'obtenir, d'une part, des informations et d'autres parts de gérer celles ci, à travers des canaux multiples. Le e-business permet également aux entreprises d'améliorer la qualité des prestations. De nos jours, le e-business ne s'applique plus aux seules entreprises virtuelles (appelées Click and Mortar) fondant l'essentiel de leurs activités sur le net.

Basi Holding est une représentation de la société internationale PC city IN États-Unis spécialisée dans l'informatique. Le promoteur de P.C City, est notre compatriote Balla Sissoko très actif dans le monde des affaires. Il traite avec le monde entier grâce au e-business. De passage à Bamako il s'est prononcé sur la question.

Selon lui le e-business n'est autre que la vente sur Internet. "Tout ce qui est vendable peut faire objet de e-business. Au sein de ma société les photos de tous les ordinateurs sont mis en ligne avec toutes les spécificités" nous a t-il confié.

"Les ventes sur le net sont semblables à la bourse dans laquelle les acheteurs mettent le prix et attendent" a t-il expliqué. "Tous les jours, les ventes concernent les ordinateurs et matériel informatique actualisé et mis à jour sur notre site" a dit Balla.

Même lors de ses déplacements Balla arrive à suivre de près ses affaires. "Grâce aux TIC, j'arrive à diriger et à suivre de près mes affaires. Les commandes sont plus rapides et les produits sont écoulés facilement. Il n'est plus question d'effectuer le déplacement de pays en pays pour honorer des commandes ou discuter des contrats" confie t-il.

Pour l'illustrer ses propos notre interlocuteur a procédé, à partir de son ordinateur portable, à une démonstration de commande d'ordinateur des États Unis d'Amérique en direction de la Tunisie.

Il exhorte les opérateurs économiques maliens à développer le e-business et à créer des blogs et sites webs pour valoriser les produits agro-alimentaires, artisanaux et même l'histoire du Mali afin de faire profiter notre économie de cette formidable opportunité.

Le e-commerce est une des facettes du e-business. Il concerne l'utilisation des supports électroniques pour des relations commerciales entre une entreprise et les particuliers. Elle se différencie du e-business par le processus d'achat à partir de catalogue, de commandes, de transactions, de livraisons et de paiement.

Mme Traoré Fanta Coulibaly, comédienne dans le groupe Niogolon, fait du e-commerce depuis bientôt trois ans. C'est lors d'une formation qu'elle a reçu sur le thème "blog ou aménagement de l'entreprise" organisée par ISOC -Mali (Internet Society), que Mme Traoré a découvert cette nouvelle façon de vendre. Comme elle, une trentaine de femmes de l'association "Sido-Siguidia" de la CAFO commune III ont bénéficié de la même formation.

"Au début on vendait nos produits uniquement sur le marche local. Présentement nous disposons d'un blog qui nous permet de vendre en ligne. Les produits locaux transformés sont photographiés, scannés et mis en ligne" nous a confié Mme Traoré Fanta Coulibaly qui indique que le blog lui a ouvert un marché et lui a permis de présenter des produits précuits notamment le Fonio, le djouga, le soumbala, beurre de karité, le haricot etc.

Elle reçoit d'importantes commandes par mois depuis la Chine, la France, les États unis d'Amérique et le Sénégal grâce à son blog qui est actualisé tous les matins avec les commentaires relatifs aux modes de cuisson et aux prix des produits. Les clients font la commande par mail et le paiement se fait avant l'envoi du produit. les codes sont aussi envoyés par mail, le retrait se fait au niveau d'une agence de transfert d'argent. Les produits sont ensuite envoyés par avion à l'acquéreur. Jusque là toutes les opérations de commande, envoi et transfert se passent normalement a -t-elle dit. A l'instar de Mme Traoré qui excelle dans l'agro-alimentaire, de nombreuses autres opératrices font du e-commerce, elles proposent sur la toile mondiale du Bazin teint, des produits artisanaux et bien d'autres produits très prisés sur le marche mondial. Le e-commerce a contribué à changer la vie de Madame Traoré qui invite ses soeurs à s'atteler et à ne pas prendre les TIC comme un simple passe temps de luxe.

Pour Ousmane Bamba, spécialiste des Tic le débat actuel sur le e-business a tendance à créer une certaine confusion qui découle dans une large mesure d'une idée selon laquelle le e-business désigne simplement l'achat et la vente de biens et de services sur Internet.

"Le e-business ne se limite ni à Internet ni au commerce en ligne, il implique l'exploitation stratégique des technologies de l'information et de la communication" a t-il dit

"Les entreprises se sont lancées dans le e-business pour obtenir des gains de productivité, accroître leurs revenus, satisfaire et fidéliser les clients" a dit notre interlocuteur pour qui l'essentiel du e-business est de tirer parti des technologies de l'information et de la communication qui, d'une part rend le dialogue avec le client plus facile et agréable et d'autre part valorise au maximum les échanges avec lui.

Le spécialiste des Tic a cité quelques modèles du e-business que sont le B2C ( Business to consumer) qui sont des activités ayant le consommateur final comme client. Le B2B fait des activités concernant les relations entre les entreprises et le e-gouvernement et de l'intermédiation.

(Source : L'Essor)