L'ART prescrit la baisse des tarifs des communications au Cameroun

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Le chiffre d'affaires du secteur au Cameroun, en hausse, contraste avec le niveau des tarifs de communications, l'un des plus élevés d'Afrique.

Le dynamisme du secteur des télécommunications au Cameroun s'observe au quotidien, dans les villes et de plus en plus en zone rurale. La progression de la téléphonie mobile avec notamment l'extension progressive du réseau en est une illustration parfaite. Le 15 janvier dernier, le directeur général de l'Agence de régulation des télécommunications (ART), Jean Louis Beh Mengue, qui présidait à Yaoundé une réunion de concertation regroupant les opérateurs concessionnaires (Camtel, Orange et MTN), les fournisseurs de service (LMT, CREOLINK, SACONETS, DIGICOM), les associations professionnelles (CONESTEL, AFOSTEL) et les associations des consommateurs, a fourni des chiffres révélateurs : augmentation du nombre des abonnés actifs de un million deux cent (1 200 000) en 2003 à près de 04 millions (4 000 000) en début 2008 ; passage du chiffre d'affaires cumulé des opérateurs de 159 milliards en 2003 à 260 milliards en décembre 2006 ; fourniture accrue de service matérialisé par le nombre croissant des autorisations délivrées (32 licences de revente de trafic, 04 de terminaison de trafic, 17 pour l'audiotex et 37 pour l'exploitation des réseaux couverts au public).

Seulement, a fait constater le directeur général, au-delà de ces résultats prometteurs, des problèmes existent et risquent d'hypothéquer le développement harmonieux et équilibré des télécommunications au Cameroun. C'est le cas des tarifs de communications. En effet, fait-on observer à l'ART, les tarifs de services de télécommunications (appels, SMS) n'ont pas connu de baisse significative depuis 2002. Les opérateurs de téléphonie mobile s'illustrant plutôt dans une stratégie marketing permanente de « bonus ». Or, affirme le régulateur, le niveau des tarifs de communications au Cameroun est l'un des plus élevés d'Afrique. Rappelant la baisse progressive des tarifs de l'interconnexion depuis 2002, le directeur général de l'ART demande, dans les prochaines semaines, la baisse des tarifs aux consommateurs. Sinon,

« l'ART se verrait obligée de recourir au « price cap » pour encadrer les tarifs des services de télécommunications ». Autrement dit, elle fixerait un tarif plafond que les opérateurs ne pourraient dépasser, à l'instar d'une minute de communication facturée à 100 F CFA au plus.

(Source : Cameroon Tribune)