L’ICTA veut faire l’ordre dans les cartes SIM à l’Ile Maurice

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Les utilisateurs dont les cartes ne sont pas enregistrées seront déconnectés.

L'Information & Communication Technologies Authority (ICTA) rappelle aux opérateurs de téléphonie mobile qu'ils doivent se plier aux provisions de la loi. Comme l'indique clairement le Telecommunication Order 3 de 2006, tout abonné doit enregistrer sa carte SIM avant de pouvoir l'utiliser.

Or, certains ont pu passer à travers les filets pour des délits à partir de leur téléphone mobile dont la carte n'était pas enregistrée. Tel cet enseignant qui aurait envoyé des SMS à caractère sexuel à certaines collègues sans être inquiété jusqu'à ce qu'il se fasse prendre en utilisant par inadvertance sa carte enregistrée !

La question est posée : comment a-t-il pu se procurer et utiliser des cartes SIM sans s'enregistrer auprès de son opérateur de téléphonie mobile ?

Lors des récentes campagnes de promotion, durant lesquelles des cartes SIM ont été distribuées gratuitement, des opérateurs se sont montrés peu exigeants en matière d'enregistrement. Après enquête, il a été constaté qu'un opérateur en particulier s'est montré plutôt laxiste . Car il y a eu de nombreuses plaintes concernant des appels malveillants et des textos obscènes à partir de cartes SIM non enregistrées.

Or, depuis 2006, tout usager d'un téléphone mobile doit être dûment enregistré auprès de l'opérateur chez qui il est abonné. «Nous avons donné des directives fermes aux opérateurs téléphoniques afin que l'activation des cartes SIM se fasse uniquement après l'enregistrement du client», indique-t-on à l'ICTA.

Cette dernière précise que les opérateurs doivent désactiver l'usager dans les plus brefs délais s'il ne se plie pas à la règle. Quant à ceux qui continuent à utiliser des cartes SIM non enregistrées, ils doivent être tout simplement déconnectés.

Il faut savoir qu'une fois enregistrée, la carte SIM permet de retracer facilement les usagers en cas de délit. Selon la loi, toute personne utilisant son mobile pour faire des appels malveillants ou pour envoyer des SMS obscènes est passible d'une peine d'emprisonnement maximale de cinq ans et d'une amende de Rs 1 million.

(Source : L'Express)