L’ARPT refuse de donner une licence telecoms à la Sonatrach en Algérie

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L’octroi d’une licence demeure le domaine régalien de l’Etat, ni Sonelgaz ni Sonatrach, quand bien même elles sont détentrices de la fibre optique, ne sont habilitées à se muer aussi «allègrement» en opérateurs de téléphonie. A révélé, hier, une source crédible à L’Expression.

Ce qui semble sonner comme une mise au point à un pavé paru ces dernières 48h sur un site Internet, où est mise en exergue la frustration de l’Algerian Energy Télécoms Company (Aetc) une filiale commune de Sonatrach et Sonelgaz, spécialisée dans les télécoms.

Cette filiale qui a été créée vers la fin 2007, n’a, en effet, pas obtenu la clé du sésame pour activer en tant qu’opérateur de téléphonie.

En effet, notre source, tout en reconnaissant la bonne intention de la société la plus riche d’Afrique, Sonatrach, et celle de sa soeur jumelle Sonelgaz, en ce qui concerne l’exploitation de l’excédent de capacité de transport via la fibre optique, a émis des réserves quant à la démarche poursuivie par ces deux entités dans le but de s’investir dans le métier de pourvoyeurs de services en télécoms. Selon elle, c’est le modus operandi de ces grandes entreprises qui aurait pénalisé leur démarche. Puisque, ajoute notre source, il aurait mieux valu à ces dernières de louer leurs capacités plutôt que de s’improviser acteurs directs sur le marché des télécoms.

Aucun mystère n’entoure la motivation de la décision prise par l’Arpt, qui, rappelons-le, a signifié récemment son refus par courrier à Sonatrach et à sa filiale spécialisée dans les télécoms. Il s’agirait, apprend-on de dispositions légales et réglementaires qui ne permettent pas de «s’improviser acteur dans le transport». A ce titre l’Arpt, croit-on savoir, avait auparavant, expliqué aux prétendants au rôle d’opérateur qu’ils étaient autorisés à louer leurs infrastructures et non à assurer le transport. D’autant que ce dernier s’inscrit exclusivement dans le cadre du régime d’une licence. Or, justement cette licence relève du domaine régalien de l’Etat. Notons que Sontarach et Sonelgaz n’ont, jusque-là utilisé que 10% de leurs capacités en matière de transport par fibre optique.

Et c’est cet excédent dans les capacités qui aura été à l’origine de cette évolution. Le réseau en fibre optique de la Société nationale des hydrocarbure ne pourrait donc être exploité de manière optimale dans l’immédiat. En attendant, le refus de l’Arpt semble trouver sa motivation dans la réglementation en vigueur. Et il ne vient qu’ajouter aux nombreuses difficultés rencontrées par Sonatrach dans la mise en place de sa fameuse filiale.

Pour le moment, les principaux opérateurs n’ont pas pour propos de se prononcer sur pareil dossier. Et c’est Sonatrach qui trinque: refus des cadres de cette dernière de rejoindre la nouvelle filiale télécoms, notent certains observateurs.

(Source : L’Expression)