Une bourse virtuelle du frêt en discsusion au Burkina Faso

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Le ministère des Transports, à travers le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), a organisé, le 10 avril 2008, à Ouagadougou, un atelier de restitution des travaux de l'étude sur la bourse virtuelle de fret intitulée "Etude pour la mise en place d'un marché virtuel de fret".

Depuis 2005, le CBC exécute le plan stratégique dont il s'est doté. Cette stratégie se fonde sur la vision d'avenir du CBC à être un établissement public à caractère professionnel au profit des chargeurs, pour la compétitivité du commerce et du transport international. Elle exige de ce fait que des réformes et des initiatives nouvelles soient entreprises. C'est pourquoi le CBC a choisi de mener une étude sur la mise en place d'un marché virtuel de fret. Les travaux de cette étude ont fait l'objet de restitution le 10 avril dernier, à Ouagadougou.

L'étude a pour objectif de mettre en place une bourse de fret virtuelle qui sera à la disposition des chargeurs, des transporteurs de l'administration et de tout autre acteur du commerce international. Cette bourse sera un instrument de facilitation du commerce international. Les enjeux qui s'y rattachent, selon le DG du CBC, Ali Traoré, sont de deux ordres. Il s'agit de la mise en ligne directe électroniquement du chargeur et du transporteur tout mode confondu. Ce qui aboutira à la réduction du coût des transactions commerciales. Le second enjeu est la conclusion des contrats de transport avec une réduction significative du coût des transports et la constitution d'une base de données. Tout cela contribuera, de l'avis de Ali Traoré, à la lutte contre la pauvreté.

L'étude a été conduite par le consultant Impact plus/Cargo, en trois phases. Elle a bénéficié du concours financier de la Banque mondiale à travers le projet sectoriel des transports. La première phase de l'étude a été l'état des lieux. La seconde a été relative à la conception de la bourse et la troisième, à la formation du personnel. Plusieurs délégations venues du Bénin, du Cameroun, du Gabon, du Congo, du Niger, du Sénégal et du Togo, ont pris part à l'atelier de Ouagadougou.

(Source : Le Pays)