HPS vise le leadership africain dans le paiement électronique multicanal

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Directeur commercial et marketing de HPS, Samir Lamrissi est convaincu que le potentiel du développement de la monétique dans la zone CFA est énorme, grâce notamment à l’usage d’une monnaie unique convertible.

Les Afriques : Quel est le champ d’intervention de HPS ?

Samir Lamrissi : HPS est un éditeur de logiciels, spécialisé dans le paiement électronique multicanal. La société a été créée en 1995 par un groupe de 4 consultants. L’objectif était de développer une solution monétique ouverte et paramétrable, un logiciel qui puisse répondre à la problématique du paiement quelque soit sa cible. Aujourd’hui, HPS compte 150 collaborateurs, des ingénieurs consultants pour la plupart. Les références du groupe sont de 90 sites de production, qui font le traitement de plus de 200 institutions (banques, institutions financières, opérateurs télécoms, organismes postaux, pétroliers, projets e-gov) dans une cinquantaine de pays. En plus de notre quartier général, à Casablanca, nous avons un bureau régional à Dubaï. En 2008, nous comptons ouvrir des bureaux à Dakar et à Paris pour les besoins d’une meilleure relation de proximité avec nos clients.

Les choses peuvent encore aller plus vite en Afrique et particulièrement dans l’espace UEMOA, ou celui de la CEMAC, favorisés par l’usage d’une monnaie unique convertible.

LA : Quelles sont vos références en Afrique ?

SL : En dehors du Maroc, nous sommes présents en Tunisie, en Libye, au Sénégal, au Gabon, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Togo, au Benin, au Burkina-Faso, en Guinée-Bissau, à Madagascar et à l’Ile Maurice…

LA : Quels sont les produits et les services que vous proposez aux entreprises ?

SL : Notre produit s’appelle PowerCARD. Il est destiné à l’ensemble des secteurs d’activité nécessitant une solution de paiement électronique certifiée par les principaux organismes internationaux de paiement comme Visa, Mastercard ou American Express. PowerCARD est en outre certifiée ISO 9001 version 2000. C’est une solution complète de paiement multicanal applicable dans les GAB, les TPE, les portails Internet et les terminaux GSM. Autour de ces services, il y a des adaptations spécifiques pour répondre aux besoins des clients et notamment l’intégration de PowerCARD dans leurs systèmes d’information, la maintenance, la formation et le consulting autour du système de paiement.

LA : A quand le déclic des systèmes de paiement via des solutions monétiques en Afrique ?

SL : Ces différents systèmes connaissent différents degrés de développement dans le Maghreb. Le paiement par carte existe au Maroc depuis 1975, et le développement de ce mode de paiement est de plus en plus important grâce à une bancarisation plus élevée de la population. Au Maroc, nous comptons aujourd’hui près de 4,5 millions de porteurs de cartes, avec un parc GAB de prés de 3500 automates et 16 000 TPE. Les produits que nous offrons n’ont rien à envier à ceux des pays les plus avancés en matière de monétique. Les produits conformes aux standard EMV (Europay, MasteCard, Visa) sont déjà opérationnels au Maroc, en Tunisie et en Afrique, dans la zone UEMOA. Nous proposons également une offre spécifique de produits islamiques « shariah compliant ».

Le paiement via Internet avec des cartes émises par les banques marocaines sur des sites marchands marocains est disponible au Maroc depuis la fin 2007. Les paiements via GSM commencent à se mettre en place.

Mais les choses peuvent encore aller plus vite en Afrique et particulièrement dans l’espace UEMOA, ou celui de la CEMAC, favorisés par l’usage d’une monnaie unique convertible.

D’ailleurs, HPS a été retenu, courant 2006, au terme d’un appel d’offres de la BCEAO (Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest) pour mettre en place la plateforme (PowerCARD) régionale GIM–UEMOA. Il s’agit de l’organe règlementaire de cette infrastructure. Une centaine de banques en sont membres actionnaires. A son tour, le GIM-UEMOA a créé le CTMI (Centre de traitement monétique interbancaire), qui va gérer la monétique de la zone UEMOA. Grâce à ce réseau communautaire, toute carte bancaire sera utilisée sur n’importe quel TPE ou GAB de la zone UEMOA.

Parallèlement, je vous informe que HPS a été retenu par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale), au terme d’un appel d’offres lancé par la Banque mondiale, pour la mise en place de la plateforme SMAC (Société monétique d’Afrique centrale). Le projet est en train d’être réceptionné. Je pense que, dans un deuxième temps, il y a un potentiel d’intégration réel entre la monétique des deux zones, UEMOA et CEMAC.

Nous sommes dans de grands marchés, réputés difficiles d’accès, comme les USA, le Canada et le Japon.

LA : A part l’Afrique, êtes-vous engagés sur de gros marchés ?

SL : En effet, nous sommes dans de grands marchés, réputés difficiles d’accès,ß comme les USA, le Canada et le Japon. Dans ce dernier pays, nous avons décroché en 2007 un marché avec Acom, la deuxième société de crédit du Japon. Le contrat porte sur la fourniture de la solution PowerCARD et la gestion des paiements. Nous avons également consolidé notre présence en Asie avec la signature d’un important groupe financier basé à Singapour.

(Source : Les Afriques)