L’Etat Burkinabe va vendre 20% des ses actions dans l’ Onatel

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Le gouvernement burkinabé a décidé, fin mars, d’engager courant 2008 le processus devant conduire à une offre publique de vente, OPV, comme cela était stipulé dans la stratégie de privatisation de l’Office. « La décision gouvernementale fait suite à une évaluation commerciale et marketing menée par la société burkinabée d’intermédiation financière (SBIF) qui a révélé que les activités menées par Onatel pèseront dans les années à venir sur les différents segments des télécommunications avec un effet positif sur l’opération de l’offre publique de vente », explique le ministre du Commerce, Mamadou Sanou, en charge de la privatisation.

Après donc la venue de Maroc Télécom qui a permis au Trésor public d’engranger la somme de 144,3 milliards FCFA (220 millions d’euros), le désengagement partiel de l’Etat se poursuivra avec la réalisation de l’OPV, à travers la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), afin de promouvoir l’actionnariat populaire. 6% des actions seront toutefois réservées au personnel. L’Etat ne gardera que 23% du capital de la société.

La société, qui a investi plus de 15 millions d’euros ces deux dernières années pour améliorer son réseau mobile, enregistre un accroissement annuel de son chiffre d’affaires d’au moins 14%. En 2006, le chiffre réalisé avec sa filiale, Telmob était de 103 millions d’euros contre 87 millions en 2005. Pour 2007, il devrait atteindre la barre des 114,5 millions d’euros. De 2003 à 2007, environ 33,5 millions d’euros ont été versés à l’Etat au titre des impôts et des dividendes.

L'entreprise compte actuellement un parc de plus de 680 000 clients pour le mobile, soit une part de marché de 40%. L’entreprise se fixe pour objectif la couverture totale du territoire d’ici cinq ans. Le téléphone fixe, monopole d'Onatel pour l’instant, en attendant la libéralisation de ce volet (qui était prévu pour 2007), compte plus 116 000 lignes fixes. Pour la téléphonie fixe rurale, 45 sites sont en voie d'automatisation et 150 localités rurales doivent être couvertes d'ici à la fin de l'année.

Grâce à un emprunt obligataire (2005-2011) d’un montant de 24,4 millions d’euros, l'office disposera d'ici 2009 de 125 728 lignes fixes et de 550 937 pour le mobile.

Le coût global du plan d’équipement d’Onatel est de plus de 152,5 millions d’euros.

Selon son directeur général, Mohamed Morchid, l’Office va encore prendre de l'envol en 2008 avec le lancement de nouveaux services, comme l'internet mobile.

(Source : Les Afriques)