Coopération sud-sud en matière de logiciel – l’exemple de la Côte d’Ivoire et du Togo

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Une convention de transfert d’un logiciel ivoirien, dénommé «Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFIP) », a été signée entre les gouvernements ivoirien et togolais, le jeudi 24 avril à Abidjan. Les deux Etats étaient respectivement représentés par leurs ministres de l’économie et des Finances, M. Charles Diby Koffi et Adji Otheth Ayassor.

«Conformément aux directives de l’Uemoa en matière budgétaire et dans le souci d’assurer une utilisation transparente de ses ressources publiques, le Togo s’est résolument engagé dans la voie des réformes visant, entre autres, la modernisation de la gestion des finances publiques. Pour l’aboutissement heureux de ces réformes, il fallait mettre en œuvre un logiciel de gestion d’informations fiable dont la recherche révèlera qu’un pays frère, la Côte d’Ivoire, l’avait non seulement conçu pour ses propres besoins, mais qu’il l’avait gracieusement mis à la disposition de plusieurs pays de l’Uemoa dont le Sénégal et le Bénin. Ce logiciel, connu sous le nom de Système intégré de gestion des finances publiques, est axé sur la recherche d’un meilleur pilotage des finances publiques. Il s’avère nécessaire non seulement pour l’accélération des procédures d’élaboration et l’exécution du budget de l’Etat, mais aussi pour un contrôle efficient de l’exécution des dépenses publiques. Convaincu des mérites de ce logiciel et de sa pertinence, le Togo opta pour son appropriation et c’est ainsi que des négociations furent engagées.», a déclaré M. Ayassor dans son allocution.

En réponse aux remerciements de son homologue togolais pour le transfert à titre gracieux de ce logiciel à son pays, le ministre Charles Koffi Diby s’est réjoui de la démarche menée par le gouvernement togolais pour l’acquisition de cette expertise. Car, dira-t-il, cela s’inscrit dans la coopération Sud-Sud : « M. le ministre vous n’avez eu qu’à demander et nous nous sommes exécuté en raison des liens historiques qui unissent nos deux pays. Et en raison de la reconnaissance que nous vous devons pour l’implication de votre pays dans la résolution de la crise ivoirienne, nous avons cru bon d’accéder facilement à la demande d’un pays frère», a expliqué le ministre Diby. Il a ensuite souligné que le développement de ce logiciel a commencé en 1998. Mais, c’est pendant la crise qu’il a connu sa meilleure application. Il a permis de garantir la traçabilité de toutes les opérations de gestion publique, a assuré le ministre ivoirien de l’Economie et des finances.

(Source : Fraternite-Matin)