L'ANRT favorable à l'asymétrie tarifaire limitée au Maroc

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L'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a admis le principe de mise en oeuvre d'une asymétrie tarifaire limitée dans le temps dans le litige qui opposait les deux opérateurs Maroc Telecom et Méditel à Wana, indique un communiqué de l'ANRT.

Dans ce cadre l'Agence a décidé de fixer les tarifs de transmission dans le réseau mobile de troisième génération (3 G) de l'opérateur WANA à 1,5027 DH/HT par minute en heure pleine, et 0,7514 DH/HT par minute en heure creuse, au titre de l'année 2008, tandis que pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2009 l'Agence a décidé de ramener ces tarifs respectivement à 1,4207 DH/HT /min et 0,7104 DH/HT/min.

Les tarifs de terminaison dans le réseau mobile de 3ème génération de Wana pourront toutefois être révisés par l'ANRT à compter du 1er janvier 2010, compte tenu notamment de l'état de développement de la concurrence sur le marché, ajoute le communiqué.

Cette décision intervient suite au non aboutissement le 14 mars dernier de la procédure de conciliation organisée entre les trois parties au litige, concernant le principe de l'application ou non d'une symétrie tarifaire pour la terminaison d'appels dans les réseaux mobiles de WANA, Maroc Telecoms et de Meditel, précise la même source.

Le conflit portait également sur le niveau tarifaire à appliquer pour la terminaison du trafic dans le réseau mobile de 3e génération de WANA, rappelle-t-on.

La décision a été rendue par le Comité de gestion del'ANRT. C'était, indique un communiqué de l'autorité de régulation, lors d'une réunion organisée, le 23 avril dernier, sous la présidence du Secrétaire général du gouvernement.

Pour rappel, Wana avait demandé, le 20 décembre 2007, à l'ANRT d'enjoindre à IAM et à Médi Telecom de payer un tarif de 1,6500 Dh HT/mn en heure pleine, pour la transmission d'appels sur son réseau mobile, et ce pour une durée de trois ans à partir de la date de lancement de ses services de télécommunications mobiles.

(Source : Libération)