L’Onatel s’assure 7.5 millions d’Euros pour le financement de l’expansion de son réseau

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IFC, la filiale du Groupe Banque mondiale en charge du financement du secteur privé, annonce son appui à la mise à niveau des réseaux fixes et mobiles d'Onatel, l’opérateur de télécommunications du Burkina Faso. Les 7,5 millions d’euros de financement d'investissement octroyés à l’Onatel font partie d'un projet plus vaste visant à stimuler le développement du secteur des télécommunications au Burkina Faso, à augmenter la connectivité et à améliorer l’environnement des affaires dans ce pays enclavé.

En décembre 2006, l’Onatel a commencé à augmenter la participation privée dans le secteur des télécommunications, lorsque le gouvernement a vendu une participation de 51 pour cent de la société à Itissalat Al-Maghrib (Maroc Telecom), filiale du groupe Vivendi. Le gouvernement burkinabè prévoit de vendre une participation supplémentaire de 20 pour cent par le biais d'une offre publique de vente de titres Onatel sur la Bourse régionale des valeurs mobilières, qui sera la première de la part d'une société burkinabè. IFC et le gouvernement du Burkina sont en train de discuter des moyens par lesquels IFC pourrait appuyer l'opération, aider à attirer des investissements privés dans le pays, et développer plus avant le marché financier de la sous-région.

"L’association de l’expertise et de l’expérience d’IFC et de l’Onatel sera précieuse au moment où nous engageons un vaste programme de développement de l’Onatel" a déclaré Mohammed Morchid, Directeur général de l’Onatel.

IFC travaille également en étroite collaboration avec le gouvernement burkinabè pour améliorer l'environnement juridique et réglementaire et permettre aux entrepreneurs et aux entreprises privées de fonctionner et de contribuer plus facilement au développement économique. Au cours de l'exercice 2007, IFC a investi 8,5 millions de dollars dans le pays. A une plus grande échelle, IFC est en train d’augmenter sensiblement ses investissements en Afrique sub-saharienne, notamment dans les pays les plus pauvres et les régions où le secteur privé a joué, jusqu'ici, un rôle limité dans le développement économique.

"En facilitant les investissements Sud-Sud en Afrique, IFC contribue au renforcement du secteur privé dans la zone et au transfert de compétences et d'expérience" a déclaré Mohsen Khalil, Directeur d’IFC pour le Département des technologies, de l’information et de la communication. "Maroc Telecom est un acteur économique majeur dans la zone et un partenaire qu'IFC est heureux d'accompagner au Burkina Faso, pour favoriser l'accès du plus grand nombre aux communications et nouvelles technologies."

De nombreuses entreprises marocaines cherchent à accroître les investissements transfrontaliers en Afrique sub-saharienne. Ces derniers sont encouragés par de meilleures politiques macro-économiques, un engagement plus marqué de nombreux gouvernements dans le secteur privé et une plus grande stabilité politique. En novembre 2007, IFC et la Confédération générale des entreprises marocaines ont parrainé une conférence à Casablanca visant à aider les entreprises marocaines à identifier et financer les opportunités d'investissement en Afrique sub-saharienne.

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