L’APPROVISIONNEMEN EN ELECTRICITE DES STATIONS DE BASE – UNE MODESTE PROPOSITION.

L'éditorial du mois

Les opérateurs africains de téléphonie portable ont achevé beaucoup dans une très courte période de temps. En donnant accès à des services de téléphonie portable à des millions de persones, ils ont dynamisé les économies de beaucoup de pays africains. Cependant une grande partie de ce qui a été mis en place est à la fois cher à l'entretien et nécessite une logistique opérationnelle capable de surmonter n'importe quels obstacles. Il faut leur tirer notre chapeau pour ce qu'ils savent faire mais est-ce bien raisonnable de diriger une activité de cette façon? L'un des plus grands opérateurs en Afrique sub-saharienne a plus de 5,000 stations de base dans un seul pays, beaucoup d'entre elles fonctionnent avec deux générateurs. En fin de compte quelle est son activité ? la télécommunication ou dans la production d'énergie ? Russell Southwood suggère quelques pistes pour sortir de cette voie sans issue.

Un opérateur portable doit compter environ 125,000 dollars US pour un station de base complète incluant le mât, les générateurs, l'équipement de transmission, la climatisation, le local d'hébergement et la clôture. Dans des pays comme le Nigéria ou l'Afrique du Sud, le nombre de stations de base nécessaires est supérieur à 1,000. Pour la majorité des autres pays africains, un opérateur a besoin d’une centaine de

stations de base. Au Libéria, un pays relativement petit et sous-développé, MTN avec son service Lonestar comptera une centaine de stations de base au terme de sa période actuelle d'investissement.

De nombreuses stations sont en zone urbaine et sont alimentées en électricité par la companie nationale. Ces stations ont seulement besoin d’un seul générateur diesel qui sert de source de secours lors des fréquentes pannes d’électricité qui ont lieu dans la plupart des pays africains. A l’extérieur du réseau national d’électricité, l’opérateur doit installer deux générateurs pour assurer la fourniture en continue d’électricité. En plus, certains sites sont tellement éloignés d’un point d’approvisionnement qu’il est nécessaire d’utiliser des citernes pour stocker jusqu’à trois de mois de carburant. En d’autres termes, les opérateurs ont de l’argent enfui dans le sol.

Des montants importants d’argent sont dépensés pour le carburant et son transport dans les pays africains. Dans un des cas les plus extrêmes sur le continent, un opérateur envoye le carburant par bateau. Celui-ci est ensuite déchargé et transporté par camion à sa destination finale. Les camions qui sont utilisés sur les routes de l’Afrique de l’Ouest pendant la saison des pluies deviennent rapidement des épaves impossible à réparer.

Les stations de base installées en zone urbaine qui peuvent plus facilement être accédées par route et qui sont proches du réseau d’électricité peuvent coûter jusqu’à 2,500 dollars US par mois pour l’utilisation. Au contraire une station de base en zone rurale sans électricité et isolée peut coûter jusqu’à 20,000 dollars US pour faire tourner : en d’autres termes, chacune de ces stations coûte 210,000 dollars US en plus chaque année.

Par conséquent les coûts d’investissement et d’exploitation sont tous les deux plus élevés à cause du manque d’électricité pour les stations de base. Il y a trois possibilités à envisage pour approvisionner plus de station de base en électricité : il faut redéfinir les règles de la production d’électricité, de l’utilisation des taxes prélevées sur les opérateurs portables en même temps que celles destinatées au fond universel.

Continuez la lecture de cet éditorial dans notre version anglaise numéro 361 en cliquant sur le lien suivant http://www.balancingact-africa.com/news/back/balancing-act_361.html