LA RDC ENVISAGE DE SE CONNECTER AU RESEAU INTERAFRICAIN SAT-3

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La RDC doit disposer, dans un avenir proche, d'un réseau lié à fibre optique dans le cadre de l'autoroute de l'information. C'est un pari que les autorités congolaises, par le biais du ministère des Postes, Téléphones et Télécommunications, se sont fixées pour rentabiliser le secteur public des télécommunications et de permettre à la RDC de faire face à la concurrence internationale en cette période de l'économie de plus en plus mondialisée.

Les démarches sont déjà menées pour faire connecter le pays au «SAT-3». C'est le projet «Wafs-connexion», ont laissé entendre les experts des PTT. Un consortium regroupant les pays africains de la Côte Atlantique qui désirent se connecter au système de câble sous-marin à fibre optique.

En se dotant d'un réseau national lié à fil optique interconnecté à l'Est et à l'Ouest, ainsi que les autres parties du pays, la RDC constituera une source importante de revenus. Cela permettra la baisse du coût de transmission grâce donc à ce support de grande capacité. C'est un réseau suffisamment étoffé à fibre optique qui sera confié à l'Office congolais des postes et des télécommunications (OCPT) en sa qualité de l'opérateur public en RDC.

En effet, la fibre optique sert de précieux support de transmission aux réseaux Wireless, Mobile et Internet, a relevé, Paul Lohola dans son étude sur «les Télécommunications: enjeux de l'heure». Il a ajouté que, ces réseaux permettront à l'OCPT de remplir dans des conditions de qualité et de moindre coût ses missions de service public qui inclut l'approvisionnement de base, c'est-à-dire le service universel. Paul Lohala indique telle configuration de réseau de transmission fait aujourd'hui de «Chine Télécom», le premier opérateur du fixe en Chine.

Il sied de rappeler qu'en ce qui concerne la téléphonie, le taux de pénétration en RDC à ce jour est de 6%. Ce qui signifie que les opportunités d'investissements sont toutes entières. Une raison de plus pour les autorités du pays de doter l'OCPT de tous les moyens matériels et financiers pour accomplir avec brio les missions qui lui sont confiées par l'Etat.

L'OCPT doit, avant tout, construire un «Backbone national». Une centrale performante qui a aussi comme rôle de contrôler avec certitude les appels entrant et sortant internationaux dans le cadre du code 243. L'OCPT et la société chinoise «China international telecommunication construction corporation» (CICTCC) s'étaient mis d'accord, en octobre 2006, pour la construction de ce Backbone national. Les experts de l'OCPT et ceux de la société chinoise doivent se mettre en ensemble pour évaluer le coût des travaux.

Une autre proposition a été faite par l'Alcatel Shangai Bell, la filiale d'Alcatel France dans le cadre de ce même projet. Cette filiale a présenté un projet à l'OCPT pour la fourniture des matériels, l'installation et la mise en service d'un réseau d'accès large bande (DBS). Les experts des PTT et de l'OCPT s'attellent à l'étude du projet avant de le soumettre aux autorités.

(SOURCE : Le Potentiel)