PLUS DE 8 MILLIARDS DE FCFA POUR LE FONDS NATIONAL DES TELECOMMUNICATIONS EN COTE D’IVOIRE

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Le financement de l'extension des réseaux de télécommunications dans les zones rurales sera bientôt effectif.

8 milliards de Fcfa. C'est le montant qui se trouve aujourd'hui dans le Fonds national des télécommunications (FNT). Ce fonds a pour mission de financer l'extension des réseaux de télécommunications dans les zones rurales. L'atelier qui a eu lieu hier à l'hôtel Tiama, et qui a planché sur « la stratégie d'intervention du fonds national des télécommunications » va selon M. Coulibaly Euloge, président du comité d'organisation, répondre à plusieurs questions à savoir : les mécanismes d'intervention du FNT, l'analyse de ces mécanismes avec en prime des recommandations.

M. Ahoutou Koffi, directeur de cabinet du ministre Charles Koffi Diby et président du comité de gestion du FNT, a salué l'avènement de ce fonds qui, après huit années d'inertie depuis sa création en 1988, a été rendu possible grâce au ministère de l'Economie et des Finances ainsi qu'à celui des NTIC. « Ils ont su donner l'impulsion nécessaire en avril 2006 pour mettre en place les bases de l'opérationnalisation du fonds », a dit M. Ahoutou Koffi. Aussi, a-t-il évoqué les arrêtés interministériels portant sur l'organisation administrative du FNT, la nomination des membres du comité technique du FNT, la nomination des membres du comité de gestion du FNT.

M. Ahoutou Koffi, se fondant sur les principes de bonne gouvernance, a souligné que le FNT est prêt à apporter une contribution déterminante au développement de la téléphonie en Côte d'Ivoire. Espoir qui s'appuie sur la définition des règles administratives garantissant la traçabilité et la bonne utilisation des redevances perçues ; la mise en place d'une cellule d'exécution, qui sera animée par des experts de haut niveau sélectionnés sur une base concurrentielle ; la reprise effective du recouvrement des ressources, après un traitement approprié des arriérés accumulés par certains opérateurs. Selon M. Ahoutou Koffi, cet atelier est l'occasion de définir une stratégie d'intervention prenant en compte les enjeux présents et à venir du développement des TIC en Côte d'Ivoire. M. Hamed Bakayoko, ministre des NTIC, a rappelé d'entrée que ce fonds, alimenté à partir de 2% du chiffre d'affaires des opérateurs du secteur dénote du partenariat Etat-secteur privé.

Pour lui, le FNT va servir à financer la desserte rurale, aider à la dimension sociale (Santé, Education et Sécurité). «Que ce fonds s'approprie les principes de la bonne gouvernance. Il faut éviter que ce fonds ne s'éloigne de ces missions. Vous n'êtes pas une banque, vous ne devez pas faire des plus-values. Aidez à la desserte rurale et même à la connexion universelle », a exhorté le ministre Hamed Bakayoko. Pour qui l'appropriation des TIC n'est pas une vue de l'esprit, en atteste la sensibilisation effectuée pendant 4 années. Il a donc demandé aux responsables du FNT de poser des actes concrets.

« Que les écoles soient dotées de salles multimédias, les hôpitaux de télémédecine et un accès facile aux villages dans le cadre de la desserte rurale. Il y a des centaines de projets, focalisez-vous sur les priorités », a insisté M. Bakayoko félicitant au passage les opérateurs du secteur pour leur contribution depuis une année. Pour le ministre des NTIC, il importe de mettre la Côte d'Ivoire à la dimension de sa grandeur dans le domaine des NTIC. Il a demandé aux responsables du FNT d'accélérer le processus et de se mettre au travail. Car dans 2 à 3 mois il veut des résultats dans certains quartiers, villes et villages. « Je ne veux pas qu'on tergiverse. Notre attente est grande et il en est de même pour les populations. Que très rapidement nous nous retrouvions pour ouvrir les chantiers issus de ce travail », a souhaité le ministre Bakayoko.

(SOURCE : Le Patriote)