Côte d'Ivoire: Changement de logo, nouvelles offres et services-Côte d'Ivoire Télécom affiche ses ambitions

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Le secteur des télécommunications est en perpétuelle mutation avec un nouvel environnement qui a beaucoup évolué et qui s'est complexifié avec la mondialisation des économies.

Côte d'Ivoire Télécom veut jouer les premiers rôles dans ce nouveau contexte. Elle a procédé hier à Abidjan à la présentation de son nouveau produit. C'est l'esperluette («et» commercial) qui prend à partir d'aujourd'hui la place du clavier numérisé. Selon son Directeur général, Bruno Koné, il s'agit d'un aménagement de l'image de la société pour répondre aux attentes de sa clientèle en lui offrant des solutions innovantes. «Nous avons voulu sortir de l'image restrictive pour donner une dimension plus globale de notre métier.

Nous innovons donc avec des solutions globales (fixe, Internet, mobile, ..) et nous allons renforcer l'intégration pour offrir avec plus de dynamisme, de proximité, de simplicité et transparence un accès généralisé à l'ensemble des clients», a-t-il indiqué. L'opérateur historique a investi plus de 400 milliards Fcfa ces dix dernières années pour améliorer la qualité de son réseau et de ses services. «Nous ne sommes pas descendus en dessous de 10 milliards Fcfa pendant la période de crise en Côte d'Ivoire.

En 2007, on est en voie de réaliser un chiffre d'affaires de 115 milliards Fcfa. Aujourd'hui nous avons l'un des réseaux les plus performants en Afrique», a noté Bruno Koné. Cependant il a fustigé les insuffisances du code des télécoms qui date de 1995. «Ce n'est pas un code qui simplifie la vie aux opérateurs. Tous les opérateurs sont unanimes, c'est un code dépassé parce qu'il ne prend aujourd'hui en compte que certains aspects tels que l'interconnexion, les ventes de cartes, les multimédias, la convergence», a déploré le Dg de Côte d'Ivoire télécom. Une raison qui est à la base de la demande d'une nouvelle mouture.

Bien que celle-ci ait été préparée par tous les opérateurs, «elle n'a pas été immédiatement adoptée et votée.» «Nous avons proposé, face aux blocages, soit une réadaptation ou un retrait simple du code de 1995 afin de mettre sur pied un autre qui favorise le développement du secteur et protège tous les opérateurs en privilégiant un jeu équitable et ouvert», a insisté le premier responsable de l'entreprise. Il a relevé les taux de pénétration au plan local: 8,6% pour le fixe, 28% pour le mobile et 0,9% pour l'Internet.

Pour lui, si les deux premiers sont quelque peu acceptables, celui de l'Internet reste un échec. «Le taux n'est pas en rapport avec l'économie du pays. Nous devons vulgariser cet outil. Il appartient à l'Etat de nous accompagner avec la défiscalisation des outils informatiques», a conclu le Dg.

Nord-Sud.