Un nouveau Rapport Conclut à la Poursuite de la forte Croissance des Secteurs des Télécoms et de l’Internet en Afrique de l’Ouest

L'éditorial du mois

Balancing Act vient de publier cette semaine le premier rapport de la nouvelle série intitulée « African Telecoms and Internet Markets ». Cette première partie qui couvre 16 pays de l’Afrique de l’Ouest conclut que la région a enregistré une forte croissance dans les secteurs de la téléphonie portable et de l’Internet depuis 2003.

Les 16 pays sous la loupe dans ce rapport sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, le Sierra-Léone et le Togo.

Les cinq principaux marchés en terme d’usagers du portable sont (chiffres arrondis) : le Nigéria (21.5 millions), le Ghana (5.2 millions), la Côte d’Ivoire (4 millions), le Sénégal (3 millions) et le Mali (1.4 millions). Bien que la Côte d’Ivoire et le Sénégal ne figurent pas dans la ligues des cinq premiers pays en terme de taux de croissance, ils continueront tous les deux à bénéficier d’une bonne augmentation du nombre d’utilisateurs. Ces deux pays verront aussi l’entrée d’un nouveau concurrent sur le segment portable en 2008.

Les cinq pays qui ont connu le plus fort taux de croissance au cours des quatre dernières années (en ordre décroissant) sont : la Guinée-Bissau, le Nigéria, le Libéria, le Niger et le Ghana. Compte tenue de la taille de la population du Nigéria, ce pays constitue le plus grand marché en termes de nombre d’abonnés. Cependant le rythme soutenu de croissance du nombre d’abonnés a commencé à ralentir.

Bien que les données concernant les utilisateurs de l’Internet soient moins précises que celles couvrant la téléphonie portable, il y a quatre pays qui se démarquent considérablement du reste des pays de la région en terme du nombre de connexions Internet (en ordre décroissant) : le Nigéria (71,000), le Ghana (45,000), la Côte d’Ivoire (35,000) et le Sénégal (30,000).

Chaque pays de la région a connu une croissance significative du nombre des connexions Internet. Les cinq premiers pays en terme de taux de croissance au cours des quatre dernières années (en ordre décroissant) sont la Guinée-Bissau, le Libéria, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana. Une part de la croissance en Guinée et au Libéria est le résultat d’une période de stabilité politique qui si elle se poursuit apportera encore plus de croissance. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont vu un accroissement significatif du nombre de connexions Internet qui peut en partie être attribué à l’introduction de l’Internet à haut débit.

Le rapport inclut aussi les résultats suivants :

* Les prix au détail des connexions Internet haut débit varient considérablement d’un pays à l’autre. Les différences des prix en gros de bande passante sur la fibre SAT3 ou le satellite expliquent en partie la variance des prix au détail. Il reste néanmoins difficile de comprendre pourquoi un fournisseur d’accès Internet sans fil au Nigéria facture 192.02 dollars US par mois pour une vitesse de téléchargement de 256 Kbps. La dynamique du marché semble s’accommoder de ce prix en attendant qu’un nouvel entrant offre un prix plus bas.

* Les deux plus grands consommateurs de bande passante internationale sont le Sénégal (1.24 Gbps) et le Nigéria (4 Gbps). Malgré l’absence de concurrence, la Sonatel pratique une politique de prix bas et joue le rôle de fournisseur régional pour la Mauritanie et le Mali. Avec la privatisation de Nitel, il est bien possible que la société décide de poursuivre une stratégie identique de prix bas se traduisant par une augmentation de sa consommation de bande passante qui est déjà considérable aujourd’hui. Au cours de l’année 2007, les nouveaux propriétaires de Nitel ont certes eu des difficultés pour acquérir plus de bande passante sur SAT3 en raison de factures impayées qu’ils ont réglées par la suite.

* Trois projets de fibre optique sous-marine sont en préparation en Afrique de l’Ouest. La réalisation de l’un de ces projets se traduira par la connexion de l’ensemble des 16 pays analysés dans ce rapport.

* Bien qu’Accra au Ghana n’offre que des « endroits publics » d’accès à l’Internet, ce type d’accès est maintenant plus fréquement offert en terme de service dans les hôtels. Nombreux sont les hôtels au Cape Vert, en Gambie, au Libéria et au Nigéria qui offrent des « hot spots ». L’accés gratuit à l’Internet dans les hôtels devient la norme et non plus un service très cher offert aux hôtes dans les « business centre ».

* La majorité des autres opérateurs de téléphonie fixe dans la région ont baissé leur prix autour de 25 et 50 cents d’un dollar US par minute vers les principales destinations internationales. Les opérateurs portables ont suivi cette tendance dans les pays où les prix sont les plus bas.

* Cinq pays (le Bénin, le Ghana, le Libéria, le Mali à nouveau et le Sierra Léone) ont annoncé la privatisation de leur opérateur historique dans les 12 à 18 prochains mois. Au Bénin, le Conseil des Ministres a fixé la date de juin 2008 pour la vente de Bénin Télécom et sa filiale portable, Libercom. Il est bien possible que le Mali sera aussi au rendez-vous cette fois.

Ce rapport de 272 pages est le premier dans la série « African Telecoms and Internet Markets » qui couvre l’Afrique de l’Ouest offrant l’analyse la plus détaillée dans son genre des 16 pays qui constituent cette région. Il comprend : une présentation individuelle de chaque pays avec une carte indiquant le déployement du réseau et sa couverture ; deux tableaux, le premier fournissant des données comparatives pour la région et le second récapitulant 155 offres d’opérateurs portables; des illustrations graphiques des modèles de croissance et des parts de marché ; 50 graphes, cartes et tableaux. Ce rapport est unique tant par sa portée que par l’étendue de sa couverture.

Pour commander une copie électronique du rapport cliquez sur le lien suivant http://www.balancingact-africa.com/publications.html