L’Ile Maurice veut s’ouvrir aux experts étrangers dans les TIC

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Ouvrir nos frontières aux experts étrangers en matière de Technologies de l'information et de la communication (Tic). Tel est l'un des points fondamentaux du National Information & Communication Technologies Strategic Plan 2007-2011. Il a été avalisé vendredi dernier par le Conseil des ministres. Le document de PriveWaterHouseCoopers de l'Inde explique, en détail, la ligne de conduite que doit adopter Maurice pour devenir une vraie cyber-île.

D'ici 2011, 13 000 professionnels étrangers devront s'installer ici si Maurice veut devenir un acteur incontournable sur le plan mondial. D'ici cinq ans, les consultants prévoient que 29 000 personnes seront employées par l'industrie des Tic contre 8 000 à 9 000 aujourd'hui, représentant ainsi 7 % du produit intérieur brut. La mise en pratique du plan coûtera Rs 1milliard.

Avec ses multiples atouts, une population bilingue possédant un bon niveau académique, une économie stable et une industrie des Tic déjà fonctionnelle, le pays peut prétendre devenir la porte d'entrée vers l'Afrique pour l'Occident et l'Asie.

Selon les consultants, il n'y aura pas plus de 16 000 citoyens qualifiés qui pourront être mis sur le marché du travail sur les cinq prochaines années. Ce déficit de 13 000 individus pour satisfaire ce plan ne pourra être "que marginalement pallié" par un travail collaboratif entre les institutions d'enseignement supérieur et l'industrie et des campagnes de sensibilisation.

Il faudra une éducation en informatique de qualité, notamment en partenariat avec des institutions étrangères de référence ainsi que des conditions propices pour inciter ces experts étrangers à venir.

Il faudra aussi développer une expertise poussée sur des marchés niche que d'autres ne pourront développer au court et moyen termes.

Pas de cyber-île sans population branchée. Les applications en ligne des services administratifs doivent se multiplier. Il est attendu que d'ici 2011, la moitié des services gouvernementaux puissent être faits à partir de la maison à travers une infrastructure sécurisée (Public Key Infrastructure). Une meilleure planification des autorités pour arriver à ce résultat est donc requise à travers un eGovernance cell, composée de hauts cadres de plusieurs ministères clés.

Pour mieux vulgariser le concept d'eGovernement, des applications visibles et populaires sont nécessaires. De nouveaux plans de financement à des taux préférentiels pour l'achat de matériel informatique à meilleur marché doivent être mis sur pied.

Pour inciter la participation des citoyens, les initiatives pour hausser le taux de pénétration des Tic doivent se multiplier en proposant du contenu local afin de les attirer sur Internet et en baissant les tarifs de connexion de manière substantielle. La mise sur pied d'une National ICT Authority of Mauritius est proposée pour piloter les 115 projets contenus dans le rapport.

(Source : L'Express)