Quand un SMS affole la capitale congolaise

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Agents de l'ANR (Agence Nationale de Renseignements) et policiers ont investi le siège de la firme Celtel, en diagonale de l'Hôtel Memling, dans la commune de la Gombe. Cadres et agents de cette société de téléphonie cellulaire sont arrêtés à tour de bras.

Des interrogatoires serrés s'ensuivent, du milieu de l'après-midi jusqu'au tour de 22 heures. Même le personnel qui oeuvre à l'antenne technique située dans le voisinage de la Direction urbaine de la Snel est pris en tenaille dans le même espace de temps.

C'est peu après la libération des « suspects », à l'exception du Conseiller juridique, que des indiscrétions parviennent au commun de Kinois d'apprendre le motif de la nervosité des barbouzes des « services ». Selon toute vraisemblance, c'est un Sms (short message service) qui est à la base de ce remue-ménage.

Un imposteur, qui a pris soin de cacher son identité et le numéro de son portable cellulaire, fait afficher sur le réseau Celtel, à l'intention des millions d'abonnés, un message faisant état du changement imminent du régime politique à Kinshasa, sous la poussée d'un « libérateur », signataire de l'alerte de mauvais goût.

Bien que les gens sérieux se contentent de sourire à la lecture d'une telle annonce dans un pays fraîchement sorti des élections les plus significatives (présidentielle, législatives nationales et provinciales), les « services spéciaux » se croient en droit de creuser, même si la manière crée des des agréments dans les rangs des innocents. Entre-temps, c'est la grosse frayeur du côté de Celtel, de sérieuses perturbations à travers le réseau tout au long du week-end et au finish, le dossier reste ouvert.

(Source : Le Phare)