S’approprier les Ntic pour rendre les musées fréquentables en Afrique

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Les musées d’Afrique ne sont pas fréquents. Le constat est certes amer, mais il est fait par des professionnels du milieu. Aujourd’hui, ils s’orientent vers les nouvelles technologies pour attirer le public.

La cérémonie d’ouverture de la commémoration des 25 ans du programme des musées africains d’Afrique de l’Ouest s’est déroulée hier à la Maison de la culture Douta Seck. Pour marquer ses 25 ans d’existence du West muséums programme (Wamp) a décidé durant les cinq jours de la commémoration de faire des échanges entre les différents participants pour apporter des solutions idoines à la redynamisation des musées africains. Ainsi, les 16 pays africains membres du Wamp, avec entre autres, le Bénin, la Gambie, la Côte d’Ivoire, le Mali, vont tenter de faire promouvoir les musées en les adaptant aux nouvelles technologies.

"C’est le seul moyen de rendre les musées africains fréquentables", explique l’administrateur des arts et de la culture du Sénégal, Seydou Ouattara. Cela permettra "de lutter pour la préservation de la diversité culturelle africaine mais aussi l’inculquer à sa jeunesse". "En dehors des expositions, les musées renferment les patrimoines immatériels de l’Afrique qui peuvent participer à l’éducation traditionnelle des enfants, et aussi les amener à valoriser la culture africaine" argumente-t-il.

Selon Seydou Ouattara, les conservateurs des musées doivent créer une stratégie qui vise à traduire les histoires africaines en bandes dessinées pour attirer l’attention des jeunes et ouvrir dans les musées des salles de contes pour y narrer la bravoure des résistants africains. La Malienne Mariétou Soumaré pense qu’"il est temps que le Wamp change de stratégie pour promouvoir les immenses ressources historiques africaines à travers le monde". Une projection de film documentaire relatant les différentes activités menées par le Wamp, a permis d’avoir une idée des réalisations qu’il a pu faire au niveau de l’Afrique de l’Ouest. Le Wamp, informe-t-on, n’est pas seulement une structure pour le développement des musées africains. Il participe également à la qualification et à l’insertion des jeunes en situation difficile, en les dispensant des formations en couture et en menuiserie. A travers ce film, on constate que le Wamp met un accent particulier sur la formation des conservateurs pour renforcer leurs capacités et les aider à faire revivre les musées.

Directeur exécutif du Wamp, Boureima Diamitani affirme que la structure ambitionne d’outiller davantage les conservateurs, malgré les difficultés financières, qui affaiblissent certains projets du programme. Car, souligne-t-il "nous devons apprendre à conserver notre patrimoine pour permettre à la nouvelle génération de s’imprégner de leur propre culture".

(Source : Wal Fadjri)