Centrales de rendez-vous à distance pour les hôpitaux tunisiens

Actualités informatiques

Alléger la procédure et éviter les déplacements pour le patient

Le Centre informatique du ministère de la Santé publique (Cimsp) gère actuellement le réseau national de la santé qui a été mis en place dans le cadre de la modernisation du système d'information de la santé publique et qui couvre 177 établissements hospitaliers dont 20 EPS(établissement public de santé), 36 hôpitaux régionaux ainsi que d'autres institutions de la santé publique.

Grâce à cette connection centralisée, les établissements bénéficient des principaux services Internet, à savoir : la messagerie électronique (serveur hébergé au niveau du Cimsp), la navigation web ainsi que le développement et l'hébergement des sites web des établissements de santé. Afin de maîtriser la croissance du réseau et de conférer une meilleure qualité aux services qu'il dispense, le centre a procédé à la restructuration entière du réseau en supprimant les liaisons de type X25 et en unifiant les différents types de connexions en un seul réseau IP ce qui fait de lui le seul fournisseur d'accès à tous les services exploités par un établissement de santé, à savoir les applications du système d'information de santé, et les applications nationales INSAF et ADEB. A travers la restructuration du réseau, le centre prévoit dans le cadre d'un programme de modernisation ambitieux de renforcer la sécurité, passer d'une logique de connectique à une logique de services et à fournir le haut débit pour tous les établissements.

Suite à la volonté du Président de la République d'instaurer un système de prise de rendez-vous à distance entre les structures hospitalières, dans le cadre de la généralisation de l'administration électronique, le centre a lancé le projet et développé l'application qui permet de procéder à un enregistrement à distance des rendez-vous.

Le nouveau système a été testé dans six structures hospitalières dont le centre intermédiaire Ali Trad, l'hôpital de circonscription de Grombalia, l'hôpital Tahar Maâmouri de Nabeul, l'Institut d'ophtalmologie Hédi Raïs, l'Institut Salah Azaïez et le groupe de santé de base d'Ezzahrouni. En quoi consiste cette nouvelle procédure ? Le patient se rend dans une structure de première ligne pour se faire soigner chez un médecin généraliste. Dans le cas où la pathologie qu'il présente nécessite une seconde consultation par un spécialiste, le médecin oriente le malade vers la centrale de rendez-vous du dispensaire. Là, un agent va se charger de prendre un rendez-vous à distance chez un spécialiste exerçant dans un hôpital régional.

«Je vous cite un exemple, explique un responsable du centre. Un malade consulte un médecin généraliste. Ce dernier va l'orienter vers un cardiologue qui exerce dans un hôpital régional situé à une centaine de kilomètres ou plus. Avant le patient devait se rendre lui-même pour aller prendre rendez-vous. Non seulement la distance est longue mais de surcroît si cet hôpital se trouve dans une autre région, le patient peut se trouver obligé de passer la nuit là-bas. Cette nouvelle procédure lui évite tous ces tracas et contribue à faciliter les formalités administratives. En effet, c'est la structure de première ligne dans laquelle il s'est rendu qui va se charger de lui prendre rendez-vous à distance. Une demande est envoyée par mail avec une lettre de liaison en pièce jointe à l'hôpital régional où doit se rendre le patient pour se faire consulter par un spécialiste. Une heure après, le rendez-vous est pris et confirmé et nous remettons au patient un billet avec lequel il se rendra le jour J à l'hôpital».

Le 15 novembre 2006, une commission ministérielle s'est réunie et a décidé de généraliser l'application à l'ensemble des structures hospitalières. Cette année, le centre a installé les équipements nécessaires dans seize établissements hospitaliers, et ce, pour tous les niveaux de soins. En 2008, le centre prévoit d'aménager des centrales de rendez-vous à distance dans vingt et un autres établissements hospitaliers. Actuellement une commission opérationnelle au niveau du ministère assure le suivi du projet.(Source : La Presse)