Gabon Télécom en « grève » depuis lundi ou l’histoire d’une restructuration qui a du mal à passer

Actualités Télécom

Le groupe Gabon Télécom et sa filiale Libertis connaissent depuis lundi, un mouvement de grève du syndicat du personnel qui s’érige contre l’offre de départ volontaire faite par les dirigeants de cette entreprise en vue de résoudre le problème de sureffectif et de faire de cette entreprise une référence nationale en matière de télécommunication. Toutefois, pour le directeur général de ce groupe Mostapha Laarabi, conscient des blocages qui paralysent le fonctionnement de cette structure, estime qu’ils sont « ici pour travailler. Si on nous laisse travailler, nous allons reprendre le travail demain (jeudi). Mais si ceux qui ont un intérêt à faire bloquer l’entreprise nous en empêchent, c’est bien dommage ! »

Le personnel de Gabon Télécom et sa filiale Libertis ont décidé de durcir leur mouvement de grève entamé lundi dernier, en observant mercredi un sit-in devant le siège du groupe malgré la descente mardi, au siège de Gabon Télécom, du ministre gabonais de la Communication, René Ndemezo’Obiang.

L’offre de départ volontaire et individuelle assortie des mesures d’accompagnement adéquates, de Gabon Télécom et de Libertis, mise à la disposition des employés quels soient leur statut et leur ancienneté a alimenté des rumeurs et reste à l’origine de ce mouvement de grève qui paralyse cette entreprise.

Balancing Act a reçu une copie du document litigieux. Des extraits de la circulaire de départ volontaire sont reproduites ci-desous :

« Cette offre (de départ volontaire) est destinée aux salariés qui, compte tenu de leur expérience et de leur volonté de s’établir pour leur propre compte, souhaitent réaliser des projets personnels ou familiaux pouvant prolonger leur activité à l’extérieur de l’entreprise.

L’entreprise offrira éventuellement aux bénéficiaires qui le souhaitent des facilités pour le montage de contrats avec Gabon Télécom/Libertis pour sous-traiter certaines activités : Téléboutiques, Entretien, gardiennage, installations de réseaux, vente de produits de l’entreprise….

Les modalités d’accompagnement de cette offre sont les suivantes :

* Indemmité de départ :

Les employés intéressés par cette offre bénéficieront d’une indemnité transactionnelle globale forfaitaire calculée sur la base du salaire brut de référence et de l’ancienneté du collaborateur selon les critères décrits ci-après :

- Le salaire brut de référence est le salaire brut (salaire catégoriel plus primes et indemnités mensuelles) perçus le mois de novembre 2007 selon la dernière situation administrative (y inclus l’avancement automatique 2006 et 2007)

- L’indemnité transactionnelle forfaitaire, servie dans la limite de 30 mois de salaire brut de référence, est égale à 1.5 mois de ce salaire par année de service effectif.

A signaler que le montant minimum de cette indemnité est fixé comme suit :

- Cadre : 15,000,000 FCFA (23,070 Euros)

- Maîtrise : 10,000,000 FCFA (15,380 Euros)

- Exécution : 5,000,000 FCFA (7,690 Euros)

Ces montants minimums seront versés aux salariés en tant qu’indemnité de départ au cas où le montant de l’indemnité de départ calculé est inférieur à au montant minimum alloué par catégorie socioprofessionnelle.

Le nombre de postes disponibles pour bénéficier de ce départ étant limité, les demandes seront traitées selon le principe suivant : le premier arrivé sera le premier servi.

Les salariés dont les demandes ont été retenues seront invités à signer un accord transactionnel et cesseront leur activité au sein de Gabon Télécom et de Libertis le 31 janvier 2008. »

* "Dans 48 heures, l'interconnection, sinon..." dixit Justin Morel, Ministre de la Communication en Guinée

Les quatre opérateurs de téléphonie mobile de la Guinée (Sotelgui, Areeba, Intercel, Orange) étaient été récemment convoqué au Ministère de la Communication. Justin Morel a appelé ces opérateurs pour leur dire que "la récréation est terminée, il est temps de rétablir l'interconnexion entre vous, sinon, je vais vous sanctionner." Pour le ministre, il est temps que le cinéma s'arrête.

En effet, depuis leurs installations, ces quatre opérateurs n'arrivent pas à assurer l'interconnexion entre leurs réseaux. Au cours des discussions autour des cadres du département des télécommunications, le Directeur de Orange Guinée a pointé du doigt sur Areeba qui, selon Alassane Diène, impose un tarif hors norme à sa Société.

Pour lui, Areeba taxe 200 fg par appel à Sotelgui et Intercel alors qu'en même temps Areeba demande à Orange de verser 300 fg par appel. Ces propos ont irrité le Directeur de Areeba qui a menacé de quitter la salle des négociations au cas où de tels propos se répétaient. Toutefois, Morel a donné 48 heures aux différents acteurs pour assurer l'interconnexion.

A défaut, il menace de passer aux sanctions qui prévoient le prélèvement à hauteur de 2 % des investissements. Pour le moment, le "combat" c'est surtout entre Areeba et Orange qui depuis six mois n'arrivent pas à accorder leurs violons.

(Source : Aminata.com)