BIB, Un porte-monnaie électronique bientôt disponible au Burkina-Faso

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Le vendeur en chef d’argent de la Banque Internationale du Burkina (BIB) comme il aime à répéter, Monsieur Gaspard Ouédraogo et son staff ont rencontré la presse nationale le 29 novembre passé pour présenter le nouveau-né baptisé Africards, avant de procéder dans la soirée, à son lancement officiel sur le site du SIAO.

Africards, à la lumière des explications, est une carte électronique sous forme de porte-monnaie et on n’aurait pas besoin d’avoir un compte pour la posséder. C’est une carte Visa prépayée et rechargeable soit par les services compétents, soit de carte à carte via Internet. A chaque opération, une alerte SMS fait la situation sur votre portable. Bientôt, assurent les responsables, un serveur vocal viendra parfaire le service à la clientèle. Une gamme de cartes sera mise à la disposition de la clientèle, telles les cartes Elite, Bleu, Argent ou Or. Mais dès à présent, le Bleu et l’Argent sont disponibles, soit en anonyme, soit estampillé de votre nom. Le coût d’achat de la carte sans crédit est de 20.000 et 30.000 francs CFA.

Avec l’explosion technologique, la globalisation, nous pouvons dire qu’un tel produit, s’il est bien maîtrisé, avec des taxes réduites, sera un soulagement pour nombre de citoyens. Nous sommes depuis longtemps confrontés à la criminalité et au grand banditisme ci fait que beaucoup de personnes se voient spolier de leurs biens, quelquefois au péril de leur vie. Et plusieurs fois, nous sommes revenus sur la nécessité pour les voyageurs, de ne pas emporter par-devers eux, de fortes sommes d’argent. Un tel produit qui fait office de portefeuille et à usage multiple ne pourrait qu’être bénéfique. A titre d’exemple, les achats dans les supermarchés avec terminaux Visa, les achats et services sur Internet et autres services tels que les réservations dans les hôtels ou les locations de véhicule.

Si on peut donc faire l’éloge de cette carte qui offre tant d’opportunités sans obligation d’avoir un compte bancaire, elle n’est toutefois pas exempte de tout reproche. A chaque recharge, les prestataires prélèvent 5.000 FCFA. Il aurait été judicieux que ce prélèvement se fasse en tenant compte ou au prorata du niveau de revenus des clients. En plus, on est astreint à une multitude de taxes qui peuvent décourager les moins nantis.

Des guichets seront ouverts à l’Hôtel Amiso et sur l’Avenue Kwame N’Krumah dans les jours à venir.

(Source : San Finna)