Eclair & Net, la nécessaire remise à niveau en tunisie

Actualités Internet

Il s'agit, tout compte fait, d'une véritable remise à niveau du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) et de ses multiples applications, en Tunisie.

C'est, en effet, ce qui se dégage des décisions prises, samedi dernier, par le Chef de l'Etat et qui visent à amorcer une série de réformes.

Celles-ci toucheront aussi bien les aspects techniques que juridiques ou fonctionnels et ont le mérite de cadrer avec les objectifs du programme présidentiel «Pour la Tunisie de demain» (2005-2009).

Le Chef de l'Etat a ainsi donné «ses instructions en vue de l'introduction de nouvelles techniques dans le réseau de communication». L'on s'attendra, entre autres, à une meilleure fluidité, une plus grande capacité, une vitesse plus rapide, une meilleure sécurité et une meilleure qualité de la transmission des données. L'objectif est double. D'abord, se mettre au niveau des normes internationales, une forme plus évoluée de lutte contre la fracture numérique. Ensuite, mieux servir, «les intérêts des entreprises et des citoyens». Chacun sait qu'il n'ya point de développement de la société de l'information et, par là, de l'économie numérique, sans un réseau qui évolue au même rythme que celui des techniques.

Ce dernier a la réputation d'être soutenu et ne tolère guère les retards. Or, tout retard se traduira par des dysfonctionnements avec les réseaux sur le plan international et ne peut que rendre obsolète notre propre réseau. D'où ce souci constant du Chef de l'Etat d'ordonner, chaque fois que cela s'impose, l'introduction de nouvelles technologies, à l'instar de sa décision, le 20 mars 2006, d'introduire le WiMax en Tunisie (Internet, très haut débit sans fil longues distances).

Même démarche pour ce qui est de sa deuxième décision concernant, cette fois-ci, la modernisation du Code des communications. Une décision qui vise «une meilleure organisation du secteur et de sa promotion». Celle-ci vient donc à point nommé afin de procéder à l'adaptation du texte, déjà avant-gardiste, à l'évolution du secteur considéré à juste titre comme stratégique, avec une participation estimée à 13,5% au PIB au cours du XIe Plan (2007-2011).

Ayant participé dès sa promulgation en 2000 à l'essor du secteur dont le taux de croissance a atteint 20%, le Code des communications sera donc réaménagé de façon «à offrir un cadre concurrentiel efficace et sain».

Les améliorations toucheront enfin l'outil de base de l'administration électronique que sont les sites web, en vue d'un meilleur accès aux services à distance très utiles, surtout pour les personnes handicapées. Elles viennent ainsi s'ajouter à l'ensemble des décisions ayant touché l'administration dans le but d'en faire un outil au service du citoyen et du développement. La dernière en date étant l'obligation pour les administrations de mettre en ligne tous les formulaires administratifs et d'accepter ensuite les documents qui en découlent, une fois remplis (décret du 3 septembre 2006).

L'on s'attendra donc au démarrage de toutes ces réformes qui ne manqueront pas d'impulser une nouvelle dynamique au secteur avec toujours en point de mire le bien-être du citoyen.

(SOURCE : La Presse)