TELEPHONIE SUR INTERNET, LE DEBAT SE POURSUIT EN AFRIQUE DU NORD

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Cette rencontre qui s'étale sur deux jours est organisée par l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) d’Algérie avec l'appui du bureau régional arabe de l'Union internationale des télécommunications (UIT).

Selon les organisateurs de ce séminaire, ce rendez-vous sera l'occasion de faire le point sur l'exploitation de la VoIP. Il a été surtout question de la démarche à adopter pour cela. D'autres interventions ont mis en exergue les applications découlant de la VoIP.

Toutefois le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, M. Boudjemaa Haïchour a souligné dans son discours prononcé à l'ouverture de ce séminaire que «l'organisation d'une telle rencontre répond beaucoup plus au besoin d'esquisser les voies et moyens à mettre en oeuvre pour développer l'exploitation de la VoIP». En ce qui concerne l'Algérie, le ministre a fait savoir aux séminaristes des pays arabes membres de l'OIT que «le Protocole Internet fait et continue d'être l'objet de nombreuses études, de rapports et de débats avec pour finalité de donner un maximum de renseignements au gouvernement sur l'intérêt de l'application de la VoIP» et d'annoncer que le gouvernement va prochainement se prononcer sur la question.

Intervenant de son côté en marge des travaux, le président de l'ARPT dira au sujet de la VoIP : «Je suis convaincu qu'il est nécessaire de débloquer la large bande en Algérie si l'on veut offrir de meilleurs services et des prix d'accès plus bas aux consommateurs.» Pour l'heure, cette approche est à retenir mais, pour ce faire, «il faut ouvrir le marché de la large bande à la concurrence», nous ont soutenu des représentants d'opérateurs rencontrés sur place et des fournisseurs d'accès à Internet. En clair, il faudra que les pouvoirs publics donnent leur aval pour que les opérateurs du marché en mode Internet protocole(IP) accèdent à la large bande.

Et si cette décision venait à se prendre, il sera demandé à l'opérateur historique, en l'occurrence Algérie Télécom, d'ouvrir ses réseaux à large bande à ses concurrents. Chose qui jusqu'alors était la pomme de discorde entre AT et les ISP en activité. «Ceux-là mêmes sont de moins en moins nombreux de par le fait que le service marketing de AT n'en fait qu'à sa tête puisque ne respectant pas les règles concurrentielles. Du coup, c'est notre corporation qui en prend de sérieux coups au point que nous ne sommes plus que deux providers à exercer actuellement alors que nous étions une vingtaine il ya de cela quelques années», rétorquent deux providers présents au séminaire régional. La raison invoquée, «le problème de la bande passante que les ISP ont été obligés de payer à un prix de monopole exorbitant à l'ex-ministère des Télécommunications puis à Algérie Télécom».

Un prix qui, selon nos interlocuteurs, «est 12 fois supérieur à celui du marché international jusqu'en 2003 », martèleront-ils, et d'expliquer : «Malgré une baisse de 50% sur le prix du Mega consentie en 2004 par Algérie Télécom, le prix reste 20 fois supérieur à celui du marché international.» En outre, le ministre a annoncé que la licence d'exploitation de l'UMTS (GSM, 3ème génération) sera attribuée dans le courant de l'année 2007.

(SOURCE : La Tribune)